Marches du Jeudi
 
 
 

LES RANDONNEES DU JEUDI


    Gilbert EUSSEN vous fera randonner a condition d'être un marcheur chevronné.


 

    La Rubrique du Randonneur n° 1

On dit "Bête comme ses pieds ! "….Mais j'ai lu quelque part, peut-être chez un marchand de chaussures, à moins que ce ne soit chez la pédicure, que "Le pied, c'est la vie".

Eh bien oui ! Le pied, c'est la vie !

Les pieds sont aux marcheurs ce que les mains sont aux artistes.

Partis à la découverte de nos Fagnes, de nos Ardennes, de notre Gaume ou de n'importe quelle région, le fait d'avoir les pieds endoloris ou garnis d'une superbe ampoule est une punition qui empêche d'apprécier sereinement un chant d'oiseau ou d'observer la nature.

Terminer la "rando" en boitant est une horreur qui fait dire : "Mais qu'est-ce que je fous ici".

Bref, mes amis, soyez aux petits soins pour vos pieds sinon ceux-ci pourraient vous faire "un pied de nez".

"Toiletter" les pieds journellement empêche l'apparition de micoses qui viennent se loger entre les orteils malades C'est ce que l'on nomme : "Ardenne-Foot".

Connaissez-vous les vertus de l'"Eau de Cologne" à 60%. Celle-ci a des vertus insoupçonnées. Imbiber un coton d'"Eau de Cologne" et le frotter sur toute la surface du pied et spécialement entre les orteils raffermira les chairs et désinfectera les éventuelles plaies et ampoules.

Quelques mots sur les ampoules.
Si routes et sentiers vous font cadeau d'une ampoule, alors désinfectez une petite aiguille à coudre, passez un fil dans le chas de l'aiguille et ensuite, passez l'aiguille et le fil au travers de l'ampoule. Laissez-y le fil dépasser d'un cm de chaque côté de l'ampoule. Le fil servira de drain, ensuite désinfectez l'ampoule munie de ses drains.

Il y a quelques moyens pour éviter les ampoules.

  • D'abord se durcir les pieds par la marche, bien sûr. Trente km par semaine ne sont pas de trop !
  • Porter des chaussures conçues pour la randonnée et bien sûr une pointure plus grande, s'il vous plait.
  • Mettre deux paires de bas lisses.
  • Proscrire les bas "gros tricot".
  • Vous pouvez aussi mettre des "bandes Mefix" en prévention sur les talons et sur la plante des pieds, juste derrière les orteils, bref aux endroits sensibles. Le "Mefix" se vend en pharmacie par bande de 10 mètres ! Couper les morceaux à votre convenance.
Croyez-moi, si vous "chouchoutez" vos petits pieds ou vos grands pieds, ceux-ci ne vous joueront plus de pied de ….cochon.
Jean Baptiste

La Rubrique du Randonneur n° 2

Quand on randonne le long des GR (circuit de grande randonnée), bien souvent on y voit des déchets de toute nature jonchant le bord des chemins. Il est difficile de s'imaginer que ce soit l'œuvre de randonneurs qui par principe sont des amoureux de la nature. Malgré cela, il est utile que chacun sache que les déchets abandonnés dans la nature ont une vie très longue que l'on ne soupçonne pas. 

C'est la raison pour laquelle il a été jugé utile de publier certains éléments d'un document français parfois affiché sur les parcours de randonnée et qui de plus est distribué dans certains Syndicats d'Initiative locaux.

Que vous randonniez ou non, vous pouvez quand même en informer votre entourage et spécialement vos petits-enfants qui seront par la force des choses les plus concernés dans le futur.
        Gilbert Eussen

La Rubrique du Randonneur n° 3

Aux USA, les multinationales firent des études de marché sur le sport qui était vraisemblablement un des tout premiers sur la terre et elles se rendirent vite compte que cela représentait un marché juteux si elles parvenaient à convaincre les gens de courir pour maintenir leur forme : le Jogging était né. Les Américains se mirent à courir dans tous les coins et même sur les trottoirs de Hyde-Park à proximité des files de voitures ! Le monde entier allait suivre.

Toutefois, ce qu’on ne dit jamais, mais peut-être ne le sait-on pas avec exactitude, c’est le nombre de crises cardiaques que cette mode a provoqué. !
Tout en ne voulant pas être trop sédentaire bien sûr, je me rends bien compte que je ne suis plus un Para-Commando. Je ne gravis plus les montagnes. Finis le Jogging et les courses pour attraper le bus qui va démarrer. A mon âge, je préfère ralentir la cadence plutôt que d’en faire un peu trop, peut-être « un trop fatal ». En randonnée, je ne me précipite plus tout rouge et couvert de transpiration vers la « ligne d’arrivée ». Pour prouver quoi ?

Quand je fais du sport, je m’applique à surveiller mes pulsations cardiaques, que ce soit à la piscine ou ailleurs. La méthode est simple : je retire du nombre 220 le nombre d’années de mon âge et le résultat obtenu est le nombre maximum de pulsations que mon cœur ne peut dépasser. Si on a peu ou pas d’entraînement, mieux vaut se contenter des 80 %.
Par exemple, si j’ai 70 ans, cela fera : 220 - 70 = 150 pulsations à ne pas dépasser et ce si j’ai de l’entraînement sinon 120. Une méthode très rapide est de se prendre les pulsations au poignet pendant 6 secondes et de les multiplier par 10. Très simple, non !

Encore une chose, je me dis souvent qu’il est peut-être plus tard que je ne le pense et dès lors je profite calmement du bonheur qui passe chaque jour et je lève le « pied » de l’accélérateur. Tiens encore une histoire de « pied » !

Jean Baptiste.

La Rubrique du Randonneur n° 4

Les prochaines rubriques feront état de l’équipement idéal du randonneur.
Aujourd’hui nous nous attarderons un peu sur la veste. Par la suite, nous toucherons un mot des autres équipements.

Une veste de randonnée doit avoir trois qualités essentielles :
  • Avant tout être imperméable, ceci est évident compte tenu des conditions climatiques que nous connaissons dans notre pays.
  • Ensuite résister au vent, c’est à dire qu’elle doit empêcher le vent de vous transpercer et de vous donner une impression de froid.
  • Et enfin, votre veste doit pouvoir respirer. Ceci n’est pas le moins important. Il faut savoir que par temps clément, même au repos le corps humain transpire déjà de l’ordre de 60ml par heure. Dès que l’on fait de petits efforts comme une randonnée pas trop dure, la production peut être, du moins pour certaines personnes, de l’ordre de 500ml/h pour atteindre même un litre en cas d’effort intensif. Imaginez la quantité d’eau à évacuer lorsqu’on grimpe une côte extrêmement forte. Si la veste n’est pas suffisamment ou pas du tout respirante, cette transpiration est emmagasinée sous celle-ci et vous vous retrouvez trempé comme une soupe. Si toutefois la température extérieure n’est pas très élevée, il est évident que les quantités de transpiration sont moins importantes mais suffisantes pour vous humidifier. En effet, il est bon de savoir qu’un vêtement mouillé est 20 fois moins isolant qu’un vêtement sec, d’où danger de refroidir en cas d’arrêt un peu trop prolongé.
Il en résulte qu’on a tout intérêt à revêtir une veste qui possède ces différentes qualités. C’est le cas de la membrane type « Gore-Tex ». celle-ci est constituée de pores microscopiques qui sont beaucoup plus  petits que la gouttelette d’eau mais plus grand que la molécule de vapeur. Donc ça bloque dans un sens et ça laisse passer dans l’autre sens, d’où son étanchéité et sa respirabilité. Il fallait y penser.

Pour mémoire, signalons que l’énergie dépensée est fonction non seulement du nombre de pas effectués mais également du poids que l’on déplace. Pour 10.000 pas (6-7 km), l’énergie dépensée est de l’ordre de 330 Kcal pour une personne déplaçant 60 Kg et de 440 Kcal pour une personne déplaçant 80 Kg.
 

Gilbert EUSSEN

La Rubrique du Randonneur n° 5

Je reviens de vacances. Inutile de vous décrire une de ces belles régions de France. Le soleil éclatant du Midi. La beauté des paysages. La saveur d’un plat dégusté dans ce restaurant découvert au coin d’une rue de ce petit village. Les vins. Les pins parasols.

Rien de tout cela. Ce que je vais vous décrire est une randonnée de chez nous. Pourquoi ? Parce qu’ à mon retour, je me suis rendu compte, plus que les autres fois, que notre Ardenne est superbe. Ma région aussi.

A un jet de pierre, un beau matin, laissez votre voiture sur le parking du Centre Marial à Banneux. Passez devant la Chapelle et vous suivez les marques rouges et blanches du GR 5 De suite vous êtes dans la forêt. Vous suivez cette piste pendant 6 Km et vous êtes à Beco. A la sortie du village, au dernier groupe de maisons, vous quittez le GR 5 en prenant un sentier gauche. Ce sentier vous conduira à Hestroumont sur le GR 573. Suivez la direction Nord pendant 6 Km jusqu'a  Fond de Nivezé.. Abandonnez le GR 573. Le sentier du Fond de Nivezé vous ramènera au Centre Marial.

Vous venez de faire environ 20 Km. Ouf ! Une bonne bière. Si vous connaissez cette rando ? Et bien recommencez la. Prenez le temps de flâner à Beco. Admirez nos vieux murs.

Bonne route.

Indispensable , la carte IGN 49/3-4 ou le Topo Guide SGR 5 et 573

Jean Baptiste

La Rubrique du Randonneur n° 6

En randonnée, même en suivant les signes rouges et blancs des GR ou les indications d’autres circuits (ceux des Syndicats d’Initiative locaux), un moment d’inattention ou un ange qui passe sous la forme d’un chant d’oiseau et hop vous sortez de votre sentier ou de votre sous-bois et vous êtes perdu ! D’où la nécessité de toujours savoir avec exactitude l’endroit où vous vous trouvez.

Que faire ?

  • Faire demi-tour en espérant que vous retrouviez vos marques, ce qui est le plus simple si vous avez de la chance, mais ce qui allonge malgré tout la rando parfois de plus d’un ou deux Km.
  • Corriger le tir en prenant une nouvelle orientation. La boussole et la carte s’avèrent indispensables. Mais zut alors, la boussole est restée à la maison, ou tout simplement, vous n’en possédez pas. Espérons malgré tout que vous ayez la carte.
Différentes solutions s’offrent à vous :
 
  1. Vous tombez à genoux et vous martelez le sol en pleurant à chaudes larmes. Quand vous reprenez vos esprits, vous vous rappelez tout à coup que l’on vous a parlé de la mousse des arbres qui indique le Nord. C’est parfait si vous voulez tourner en rond et passer la nuit dans la verdure. En effet cette mousse indique d’office l’endroit le plus humide qui très souvent n’est pas nécessairement le Nord. Il serait préférable d’opter pour une autre solution.
  2. Vous continuez votre chemin jusqu’à ce que vous trouviez devant vous une route asphaltée qui vous ramènera nécessairement à une localité proche ou non . En cours de route, n’oubliez pas de repérer les croix, les chapelles, les fermes isolées et les lignes haute tension qui sont à coup sûr des indications qui pourraient vous permettre, en cours de route de vous réorienter, si vous avez une carte évidemment. Sinon, lorsque vous aurez atteint une localité, il vous restera tout d’abord à boire une bonne bière pour vous remettre de vos émotions et de votre fatigue (si vous avez la chance de trouver un bistrot) et ensuite de commander un taxi qui vous ramènera à votre voiture. Cette solution semble fatigante et onéreuse, donc peu intéressante, sauf pour la bière.
A priori, ces deux premières solutions ne semblent pas être intellectuellement valables pour les randonneurs chevronnés que nous sommes et en conséquence nous envisagerons d’autres solutions vraisemblablement plus pratiques lors du prochain N° du « Contact » et ce dans le cadre de la Rubrique du Randonneur N° 7
Sur ce, restez « cool » et bonne route
Jean Baptiste et Gilbert Eussen

La Rubrique du Randonneur n° 7

Revenons à la suite de notre orientation. Si vous vous souvenez, nous avions envisagé dans le N° précédent du « Contact » deux solutions qui ne nous convenaient pas. En voici d’autres qui, nous l’espérons, vous satisferont 
 

  1. 1. Solution 3 : Celle-ci nécessite un peu de chance (et la carte du coin, évidemment). En effet si le soleil brille de son plus bel éclat et que vous possédez une montre, vous pourrez vous orienter à l’aide de votre montre. Vous dirigez la petite aiguille de votre montre en direction du soleil. La bissectrice de l’angle formé par la petite aiguille et le chiffre 12 vous indique le SUD. Pour mémoire, la bissectrice d’un angle est la droite qui divise cet angle en deux angles égaux. Dans cette solution, la grande aiguille ne compte jamais.
  2. 2. Solution 4 : Si par malheur, vous avez oublié votre montre, mais que vous ayez quand même le soleil qui brille et toujours la carte évidemment, vous utilisez une feuille de papier et vous y tracez les différentes heures. Si vous n’avez pas de papier, vous pouvez à la rigueur déterrer avec votre canif, votre bâton ou votre chaussure un caillou suffisamment plat pour y tracer avec un autre caillou les différentes heures de la journée. Dans ce cas, vous substituez le papier ou le caillou à votre montre. Il vous faudra toutefois un peu de jugeote pour estimer l’heure, mais on n’est pas à une heure près quand on est dans la nature, et cela vaut mieux que la solution un qui consistait, rappelez-vous, à repérer la mousse sur les troncs d’arbres.
  3. 3. Solution 5 : Le soleil brille encore. Vous n’avez ni montre, ni papier, ni caillou plat, mais vous avez des petits cailloux, un bâton, votre carte évidemment et de plus vous avez le temps. Dans ce cas, vous cherchez une surface plane et suffisamment meuble pour y enfoncer votre bâton. Plantez le à la verticale et placez un caillou au bout de l’ombre portée. Attendez que l’ombre se déplace d’environ 10 à 20 cm. Placez de nouveau un caillou à l’extrémité de l’ombre. Reliez les deux cailloux en traçant une ligne sur le sol. Abaissez ensuite une perpendiculaire sur ce trait (malheureusement sans équerre ni compas) et vous aurez la direction NORD-SUD, le Nord étant évidemment à l’opposé du soleil.
  4. 4. Solution 6 : Si vous n’avez pas de boussole et s’il n’y a pas de soleil, il ne vous reste plus que les fusées de détresse et un GSM pour prévenir l’hélico. Et si vous ne les avez pas non plus, revenez à la solution 2 à condition d’aimer la bière.
En conclusion, en ce qui nous concerne, pour éviter des expériences désagréables, nous ne partons jamais sans carte ni boussole dans le sac à dos Nous avons même maintenant des boussoles incorporées dans les porte-cartes. Vaut mieux en avoir deux plutôt qu’aucune. Mais au cas où nous nous perdrions encore malgré nos boussoles, nos montres, nos cailloux, nos bâtons et nos GSM, nous pourrions considérer que nous sommes le désespoir des randonneurs. Dans ce cas là, nous devrions parcourir notre Ardenne avec un « guide » (pas le livre, celui qui a deux jambes) et au cas où celui-ci se perdrait également nous aurions pris le soin d’emporter dans notre sac à dos un clairon afin de claironner tout autour de nous.

Sur ce, restez « cool » et bonne route.

Jean Baptiste et Gilbert Eussen

La Rubrique du Randonneur n° 8

Lors de la Rubrique N° 4 nous avions évoqué quelques renseignements sur l’équipement du randonneur et en l’occurrence sur la veste. Aujourd’hui nous pourrions nous intéresser succinctement à certains accessoires qui peuvent être utiles en certaines circonstances.

  • Le bâton de randonnée. Ce peut être tout simplement un bâton (avec pointe métallique évidemment) ou mieux du point de vue encombrement un bâton télescopique qui peut être glissé dans le sac à dos si l’on ne l’utilise pas. Que l’on soit adepte ou non du bâton, on ne peut nier son utilité dans certaines circonstances. Lorsque le terrain est boueux, ce qui est très souvent le cas, il peut vous éviter de mettre le pied dans une boue profonde en vous donnant un point d’appui. C’en est de même dans la neige afin de se rendre compte de la profondeur de la couche. Mais où son utilité est incontestable, c’est dans la neige verglacée que l’on retrouve fréquemment par temps froid dans les chemins de campagne qui servent de ruisseau. En effet, il vous servira de « troisième jambe » et vous évitera bien souvent la chute qui fait au minimum toujours un peu mal. Lors de notre dernière randonnée en terrains neigeux et verglacés, le nombre de chutes fut nettement plus important chez les randonneurs sans bâton.

  • A vous de choisir
     
  • Les guêtres de randonnée. Ici aussi il s’agit d’un équipement utile dans certaines circonstances telles que les terrains boueux d’une part et neigeux d’autre part. Dans le premier cas, elles vous éviteront non seulement de salir les jambes de votre pantalon mais également d’empêcher la boue de pénétrer à l’intérieur de la chaussure si vous vous embourbez. Dans la neige profonde, c’est évidemment la même chose, empêcher la neige de s’infiltrer entre les jambes du pantalon et les bas. Leur utilité s’est vérifiée également lors de passages garnis de ronces. En effet le pantalon est traversé par les épines, ce qui n’est pas le cas des guêtres. Dans ce cas bien précis, elles vous évitent des écorchures.

  •  
  • Le sac à dos. Il s’agit d’un équipement tout spécialement utile lorsque la randonnée dure plus d’une demi-journée. La capacité est fonction de vos besoins. Elle peut varier de 20 à 35 litres suivant ce que vous voulez transporter. Rappelez-vous toutefois que l’énergie dépensée en randonnée est fonction non seulement de la distance, mais aussi du poids que vous déplacez y compris le vôtre (voir Rubrique N° 4). Le sac à dos doit être étanche si vous voulez garder vos affaires au sec. Les bretelles doivent être suffisamment larges pour ne pas vous tailler les épaules, et si possible rattachées par une sangle à la poitrine et une à la taille pour bien répartir la charge. Une petite charpente métallique est intéressante en été car elle maintient le sac éloigné du dos et vous évite un dos complètement trempé car il y a passage d’air. Des poches latérales et des filets sont les bienvenus. Ceux-ci vous permettent d’atteindre votre bouteille d’eau sans vous arrêter surtout lorsque vous essayez de suivre des TGV.
Nous espérons que ces quelques renseignements vous seront utiles dans vos randonnées futures. Sur ce, restez « cool » et bonne route.
JB et GE
La Rubrique du Randonneur n° 9

Lors de la Rubrique N° 8, nous vous avions parlé d’accessoires de randonnée comme le bâton, les guêtres et le sac à dos. Nous continuons dans les accessoires pour vous parler cette fois d’un instrument de mesure : le Podomètre.

Celui-ci vous donne la distance parcourue lors d’une randonnée. En effet, il est toujours intéressant de savoir ce qu’on a marché. Cet instrument est utile mais pas vraiment nécessaire sauf si vous randonnez sans guide. Il vous permet de mieux vous repérer dans la nature en calculant une distance que vous parcourez sur le terrain afin de la comparer à celle de la carte IGN (Institut Géographique National). 

Le Podomètre. 

L’origine du nom est grecque, « Podos » signifiant pied et « Metron » mesure. Il s’agit en fait d’un instrument servant à mesurer un trajet parcouru par un piéton en comptant le nombre de pas. Cet instrument peut soit vous afficher le nombre de pas parcourus, soit la distance parcourue sur base de la longueur d’un pas.

Cet instrument de mesure fixé à votre ceinture par une certaine attache (clips ou autre) est basé sur le déplacement d’un balancier qui bascule à chaque pas.
Maintenant la première chose à faire est de vérifier si le Podomètre vous donne bien le nombre exact de pas que vous réalisez. Faites environ une centaine de pas pour la vérification. Si ce n’est pas le cas, il faut jouer sur la sensibilité de l’appareil jusqu’au moment où le nombre de pas sera exact.

Ensuite il faut mesurer la longueur d’un de vos pas, évidemment soit entre les deux pointes, soit entre les deux talons. Mieux est de parcourir une distance dont la longueur exacte vous est connue (votre jardin par exemple) et de compter le nombre de pas. Vous divisez cette longueur connue par le nombre de pas et vous avez la vraie longueur de vos pas mais ce en marchant sur « terrain neutre ».

Vous introduisez alors cette mesure dans l’appareil. Celui-ci compte le nombre de pas qu’il multiplie par la longueur de votre pas et il vous affiche la distance parcourue. Il est évident que si vous mesurez la longueur d’un de vos pas dans votre living ou même dans votre jardin, il faut vous attendre à n’avoir une grande précision de mesure que si vous marchez sur une belle route horizontale. En effet, si vous faites du « tout terrain » dans les pierres, la boue, la neige, le verglas, les gués, les souches d’arbre, et ce dans des montées et des descentes, votre pas sera loin d’être régulier et vous devrez obligatoirement diminuer de quelques centimètres la longueur trouvée lors de l’étalonnage. C’est pourquoi, on estime que le Podomètre n’est précis qu’entre 5 et 10%.

Vous verrez, en fonction de l’expérience, les estimations iront nettement en s’améliorant.

Sur ce, restez « cool » et bonne route.

JB et GE

La Rubrique du Randonneur n° 10

Et si cette fois-ci nous parlions un peu "chaussures" !

Courir, marcher, que vous sortiez pour deux heures ou pour une rando de quelques jours, les chaussures sont d'une importance capitale.

Pourquoi ne pas choisir deux modèles ?

  • Une première paire genre jogging, mais avec semelles plus dures, aux crampons bien marqués, en microfibres, légère et respirante pour petites randos sur terrain facile et par temps sec.
  • Une deuxième paire à haute tige pour randos moyennes. Les chaussures de montagne ne conviennent pas pour nos Ardennes. Elles sont en effet trop lourdes et trop rigides et par surcroît chères.
  • Dans les deux cas, nos chaussures doivent comporter trois semelles :
    • Une semelle intérieure amovible qui absorbe la transpiration et qui est lavable.
    • La seconde qui vous protège des chocs.
    • La troisième qui est la semelle extérieure qui en plus de sa solidité doit être suffisamment rigide pour que vous ne sentiez pas les cailloux du chemins. Certains magasins de sport ont un mètre de cailloux qui vous permet de faire un test. A défaut, le truc consiste à faire un pas sur votre trousseau de clefs et vous ne devez pas le sentir. Sans rire, vous pouvez emporter un caillou pour vous rendre au magasin.
    Sont à proscrire les fausses marques, faux cuir à semelles trop minces à 19,99 € soldés à 9,99 €. Vous ne pourriez que vous blesser.

    Nous avons opté pour des chaussures modèle cuir avec microfibres, légères, respirantes, trois semelles dont une orthopédique. Ce modèle existe dans toutes les bonnes marques dont la vocation est le sport. Si pour un raison quelconque vous ne vous sentez pas à l'aise dans vos chaussures, à l'étroit, le pied douloureux, voire blessé à chaque rando, alors jetez les.Vous en achetez des autres, et surtout une pointure en plus que vos chaussures de ville. Il faut qu'elles soient légères. Il est inutile de se promener avec les pieds lourds d'un scaphandrier.

    Pensez aussi à protéger votre colonne vertébrale et vos articulations menacées par les chocs provoqués à chaque pas en sachant que l'on fait entre 12.000 et 16.000 pas pour 10 km de marche. Une talonnette en "sorbotane" n'est pas à dédaigner, même si le modèle que vous avez choisi en comporte déjà une. On en trouve dans le commerce pour une douzaine d'Euros.

    Une chose qui a aussi son importance, c'est l'hygiène. Apportés par la boue et les eaux sales dans lesquelles on marche, les microbes et les champignons envahissent vos chaussures. Les laver à l'eau claire et les sécher ne suffit pas. N'oubliez pas que les coupures, crevasses et ampoules sont des points d'entrée pour ces microbes, ce qui peut provoquer des infections ou des mycoses. La solution consiste à passer vos " pompes " de temps en temps dans la machine à laver.Vous pouvez y ajouter une ou deux cuillères à café de "Détol" au produit de lavage et le tour est joué. Plus facile peut-être est d'asperger l'intérieur des chaussures à l'aide d'un spray antimycosique que l'on achète chez le pharmacien.

    La question des infections par les chaussures a été posée à un virologue réputé qui a confirmé que le danger existe vraiment. S'il est vrai que ce traitement abîme les chaussures, n'oubliez pas q'une infection à un pied ou même à une jambe vous coûtera beaucoup plus cher. Toutefois ne paniquons pas et continuons de marcher.

    Sur ce restez cool et bonne route.
    La Rubrique du Randonneur n° 11

    Nous allons un peu nous intéresser à la boussole, instrument indispensable à tout randonneur circulant sans guide, mais au moins avec la carte de la région.
    Tout d’abord l’étymologie du nom.

    Que dit le dictionnaire ? Le nom « boussole » provient du mot italien « bussola » qui signifie petite boite. Le nom boussole est utilisé la première fois au 16ème siècle par Rabelais pour remplacer le terme « aiguille de mer ». Ce sont les Chinois qui ont découvert les propriétés de l’aimant et qui les ont transmises aux Arabes. Ceux-ci ont fait connaître les propriétés de l’aimant au 12ème siècle aux Européens qui les ont utilisées pour la navigation.

    La boussole est en fait constituée par un boîtier gradué en degrés dans lequel se trouve une aiguille aimantée fixée sur un pivot. Sous l’influence du champ magnétique terrestre, cette aiguille se dirige vers les pôles magnétiques de la terre qui d’ailleurs ne coïncident pas avec les pôles géographiques. En ce qui nous concerne dans l’hémisphère Nord, elle se dirige vers le pôle Nord magnétique qui correspond pour le moment pratiquement au Nord géographique à quelques dixièmes de degré près. Pour mémoire, la déclinaison magnétique qui est l’angle formé entre le méridien magnétique et le méridien géographique varie d’environ un dixième de degré par an vers l’Est. Il y a 40 ans, cette déclinaison magnétique valait pratiquement 5 degrés.

    Comment l’utiliser ? Ici nous considérons la boussole d’orientation qui est celle du randonneur et non la boussole sophistiquée militaire qui ne nous concerne pas.
    Sur la carte, vous devez vous déplacer du point A au point B.

    1. Placer le côté de la boussole (sens de la longueur) entre A et B. La flèche de direction imprimée sur le support transparent de la boussole indique la direction à suivre de A vers B.
    2. Faire tourner la capsule ronde moletée de la boussole où sont gravés les degrés de telle sorte que le nord de la boussole corresponde au nord géographique de la carte.
    3. Tenir la boussole horizontale et pivoter du corps jusqu’au moment où le côté rouge de l’aiguille vient se placer entre les deux traits situés sous le nord de la boussole. Vous êtes alors orienté.
    Attention à tout objet métallique sur vous ou dans votre environnement immédiat, comme votre voiture par exemple.
    Pas de panique car de toute façon à l’achat d’une boussole d’orientation, vous recevrez une notice d’emploi qui vous rappellera les règles d’usage. Et faites surtout attention de ne pas perdre votre boussole au propre comme au figuré.
    Sur ce, restez cool et bonne route.
    JB et GE

    La Rubrique du Randonneur n° 12

    Revoilà l’automne, nous allons fouler de nouveau les feuilles mortes, nous remplir les yeux de paysages bruns, rouges et or, et jouir de départs de randonnée frileux dans le petit matin brumeux.

    Revoici aussi le temps des champignons. Ah ! Les champignons, lorsqu’on les voit dans les feuillus et au bord des chemins, on aimerait faire une cueillette. On se lêche les babines d’avance en pensant à cette fricassée que l’on pourrait déguster, voire une casserolle de « veau champignons crème ». Mais voilà, on n’y connaît rien. Nous ne vous serons d’aucun secours, nous l’avouons, nous n’y connaissons rien non plus. N’empêche que déjà à plusieurs reprises, nous avons pu savourer une tranche de vesse-de-loup géante poilée comme un steak ou un potage des plus odorant. Pas d’hésitation, lorsque vous en verrez une, emportez-la. Toutefois pas plus de 10 à 15 cm, car plus grosses elles sont, plus leur chair perde de leur fermeté. Quand on a affaire à des géantes de l’ordre de 50 cm, elles sont transformées en nid de fourmis ou de cloportes. Pouah ! ! ! On vous conseille de ne pas ramasser des champignons trop jeunes, car ils risquent d’être confondus. Surtout ne pas les transportez dans des sacs de plastique. Danger !

    Emportez dans votre sac à dos un petit filet à larges mailles, genre filet de corde.
    Lorsqu’on feuillette un guide sur les champignons, on se rend compte que plusieurs types de champignons comestibles ne peuvent se confondre avec d’autres non comestibles et même vénéneux. Dans un miniguide Nathan tout terrain, nous relevons : Pleurote en huître, Hydne sinué, Sparassis crépu, Trompette-des-morts, Vesse-de-loup géante, Vesse-de-loup perlée, etc. Il y en a encore d’autres qui ne peuvent être confondus, mais …

    Dans le superbe fichier en photos couleur relatif aux champignons édité par les Editions Atlas, fichier que nous apprécions particulièrement, nous avons pu lire à propos des Pleurotes en huître, « Eviter la variété Colombinus aux couleurs fauve, puis verte ou vert-bleu car celle-ci est responsable de troubles intestinaux parfois violents » Zut alors. Bon en ce qui nous concerne, on consacrera encore vraisemblablement deux siècles à la connaissance des champignons comestibles !

    En attendant, profitons de toutes les publicités des Grandes Surfaces pour que nos épouses, nos époux ou nous-mêmes confectionnions de petits plats.

    Les bouquins et Guides relatifs aux champignons sont aussi une lecture fascinante, mais qui donne le tournis si on veut en sortir une classification des pièges à éviter rien que pour nos espèces. Néanmoins, on reste sous le charme de la beauté des images. On salive à la lecture des recettes culinaires. La fois prochaine, nous profiterons de la Rubrique pour vous donner une recette simple.

    Jean Baptiste

    La Rubrique du Randonneur n° 13

    Si vous avez encore en tête la Rubrique N° 12, nous y avions parlé des champignons. Continuons dans cette voie.

    « Doute et suspicion », un beau titre pour un roman d’Amélie Nothomb. Un titre en tout cas pour cette « Rubrique » sur les champignons. En effet, avant de vous donner la recette promise précédemment, nous devons attirer votre attention sur un point qui nous semble important. Souvenez-vous, il n’y a pas très longtemps, notre Wallonie a été frappée par un mal terrible, des dizaines de chevaux sont morts décimés par une mystérieuse bactérie ou un champignon microscopique. Nous en avions été informés par les médias. Les études sont en cours dans nos laboratoires afin de déterminer avec exactitude les causes du mal. Une réflexion s’impose à nous. Si les herbages de nos prés et de nos vergers sont infectés, il serait étonnant qu’uniquement les champignons échappent au mal. Dès lors, stop aux champignons des prés.De plus, il serait étonnant que le mal s’arrête au fil de fer qui délimite les prés. Donc stop aux champignons des bois, du moins à proximité des prés. Sont-ce des idées alarmistes ? Oui peut-être. Toutefois, ne vaudrait-il pas mieux attendre que les études approfondies soient faites sur ce sujet. avant de continuer la cueillette ?

    Encore une chose, on estime en Europe que 20 % des champignons sont encore inconnus. Pire, dans le monde seuls 20% des champignons sont connus. Cela donne matière à réflexion lorsqu’on vous propose des champignons déshydratés venant de je ne sais où ? Enfin pas trop de panique, à vous de voir !

    Nous allons quand même vous donner la recette simple promise. Il s’agit d’une recette de potage « Vesse de loup ».

    D’abord bien laver les champignons. Faire fondre 40 à 50 g de beurre dans la casserole, ¼ de kg de « vesses de loup » coupés en dés. Mettre sur feu vif pendant 5 minutes. Poudrer de farine, mouiller avec un bouillon de légumes dans 1.5L d’eau. Laisser mijoter doucement pendant 20 minutes. Passer le contenu de la casserole au mixer. Y incorporer 15 cl de crème fraîche. Ajouter une tranche de champignons coupés en dés. Continuer la cuisson pendant 5 minutes. Saler et poivrer.
    C’est simple, non ?

    JB

    La Rubrique du Randonneur n° 14

    Les randonnées par tous les temps, ça on connaît ! On a affronté le soleil ardent, la pluie, le vent, la grêle, la neige et le brouillard. Rien n’arrête les vrais randonneurs.

    Toutefois il est toujours intéressant de savoir à quoi on s’attend lorsque l’on met le nez dehors. Le matin, on regarde son thermomètre extérieur et on juge de la façon de s’habiller. Mais il est un fait, c’est qu’on ne tient pas toujours compte de l’effet Eolien dans nos préoccupations vestimentaires, et c’est un tort. En effet, le vent vient perturber fortement la donne. Il faut tenir compte de l’ « Indice de Refroidissement Eolien ».

    Pour rappel, Eole est le dieu des vents dans les mythologies grecque et romaine. 

    Venons en au fait : L’indice de refroidissement éolien est une « Température équivalente » en degrés centigrades qui exprime la perte de chaleur d’un corps en fonction de la température de l’air et de la vitesse du vent. Plus la température réelle est basse ou plus le vent est fort, plus la perte de chaleur est considérable.
    Voici le tableau explicatif du facteur éolien. 
     

    TEMPERATURE EXTERIEURE EN °C
    VITESSE VENT +10°C +5°C 0°C  -5°C -10°C -15°C
    10 Km/H +8 +3 -2 -7 -12 -17
    20 Km/H +5 -1 -7 -13 -19 -25
    30 Km/H +1 -4 -11 -17 -24 -31
    40 Km/H 0 -6 -13 -20 -27 -34
    50 Km/H -1 -8 -15 -22 -29 -35
    60 Km/H -2 -9 -16 -23 -31 -38

    Vous allez dire, d’accord, mais comment déterminer la vitesse du vent ?
    Divers moyens sont possibles :

    • Tout d’abord utiliser un anémomètre. Cet appareil de mesure donne la vitesse du vent instantanée à un endroit donné. Il en existe déjà à une quarantaine d’€.
    • Ecouter le bulletin météo ou lire le télétexte. Ici on vous donne des valeurs probables de la vitesse du vent dans les différentes régions du pays.
    • Utiliser le tableau qui suit en observant la nature. Ici la vitesse du vent est évaluée d’après l’échelle de Beaufort.
    Chiffre
    Beaufort
    Terme
    descriptif
    Vitesse
    km/h
    Echelle de Beaufort sur terre
    0 Calme < 1 Calme, la fumée s’élève verticalement
    1 Très légère brise 1 à 5 La direction du vent est révélée par l’entraînement de la fumée.
    2 Légère brise 6 à 11 Le vent est perçu au visage, les feuilles frémissent. La girouette se meut.
    3 Petite brise 12 à 19 Feuilles et petites branches agitées, le vent déploie les drapeaux légers.
    4 Jolie brise 20 à 28 Le vent soulève la poussière et les feuilles de papier. Les petites branches sont constamment agitées.
    5 Bonne brise 29 à 38 Les arbustes en feuilles commencent à se balancer.
    6 Vent frais 39 à 49 Les grandes branches sont agitées. L’usage du parapluie est rendu difficile.
    7 Grand frais 50 à 61 Les arbres sont agités en entier, la marche contre le vent est assez pénible.
    8 Coup de vent 62 à 74 Le vent casse les rameaux, la marche contre le vent est généralement rendue difficile

    Il faut signaler que l’échelle de Beaufort atteint 12 pour des vents allant à plus de 118 Km/h

    Cette Rubrique est basée sur le cours de Météorologie donné par R. Ocula aux Ateliers Nature.


    La Rubrique du Randonneur n° 15

    Bientôt  l'été sera de retour, avec ses belles journées ensoleillées, mais aussi avec ses petites contrariétés pour nous randonneurs que sont les piqûres d'insectes. Nous nous intéresserons aujourd'hui à la tique qui peut provoquer par sa morsure la maladie de lyme. La tique est un petit acarien à 8 pattes de courleur brun noire. - A première vue une petite araignée. Elle mesure à jeun de 1 à 3 mm. Elle se fixe aux petits buissons et aux hautes herbes des sous-bois, des bords des chemins et même des parcs urbains. Elle attend sa proie qui le plus souvent est un animal, mais parfois aussi un humain.Elle se fixe à la peau grâce à son rostre (en latin rostrum qui veut dire éperon) et sa morsure est tout-à-fait indolore. Ses endroits favoris sont les zones chaudes où la peau est mince, c'est-à-dire : les aisselles, les plis des genoux, le cou, derrière les oreilles, la racine des cheveux et le tronc à la hauteur de la ceinture, ce qui n'exclut nullement les autres parties du corps. Lentement mais sûrement, elle se gave de sang pour atteindre, si on lui laisse le temps, une taille de 1 cm.
    Que faire ? La retirer le plus vite possible avec précaution afin d'éviter qu'elle ne recrache son repas sanguin sous la peau. Il faut avoir recours à une pince plate que l'on positionne le plus près possible de la peau et de la tête de la tique et ensuite on la retire par des petits mouvements de rotation et de traction. Il semblerait qu'il ne faille pas endormir la tique à l'éther car cela favorise le rejet de sang, d'où la contagion. Ensuite désinfecter et par la suite vérifier la validité de sa vaccination antitétanique. Si par malheur le rostre de la bestiole reste sous la peau, il vaut mieux consulter afin de l'extraire. Dans tous les cas, il faut noter la date et le lieu de morsure afin de pouvoir donner ces renseignements au cas où.
    Que peux provoquer cette sale bête ? Heureusement, elles ne sont pas toutes infectées, une sur dix m'avait dit un médecin qui inspecteit une piqûre. Mais si par malheur vous tombez sur la dixième et qu'elle a le temps de vous transmettre ses bactéries, vous risquez d'être infecté et de contracter la maladie de lyme. A titre indicatif, lyme serait une ville du Connecticut aux USA où la maladie a été décrite pour la 1re fois au milieu des années 70. Dans 80 % des cas, la maladie débute après 7 à 10 jours par une plaque rouge au niveau de la morsure en forme d'anneau et qui peut atteindre un diamètre de plus de 20 centimètres au cours des jours qui suivent. Parfois les symptômes ressemnle à ceux de la grippe. Dès l'apparition de ces symptômes ou des rougeurs, il faut impérativement consulter et mettre en route un traitement antibiotiqueafin d'éviter des complications qui sont très graves à long terme, c'est-à-dire arthrite, anomalie du système nerveux et du rythme cardiaque ainsi que des problèmes de peau au niveau des gras et des jambes. Des tests sanguins permettent de déceler cette maladie qui, signalons le n'est pas contagieuse.
    Cette maladie est présente dans l'hémisphère nord à une altitudeinférieure à 1000 mètres. Dans notre pays les cas sont en augmentation.
    Comment se protéger ? Les vêtements clairs favorisent la localisation des tiques. Ils couvriront la plus grande partie de la peau, c'est-à-dire longues manches et longs pantalons si possible. A conseiller également les chaussures de marche fermées et un chapeau. En cours de randonnée, marcher au milieu des chemins ou sentiers en évitant le contact des hautes herbes, broussailles et arbustes. Enfin après la promenade inspecter toute la surface du corps.
    Que ceci ne vous empêche pas de randonner et de rester cool. 
    Cette rubrique est basée entre-autres sur un  bulletin d'information de mutuelle.

    G.E.

    La Rubrique du Randonneur n° 16

    Ne me prenez pas pour un oiseau de mauvaise augure si je vous parle cette fois d'un autre problème susceptible d'embêter le randonneur : la pluie et surtout les orages avec tout ce qui les accompagne.
    Les orages en effet nous amènent des averses très denses, de la grêle, du vent, des écarts brusques de température, des éclairs, du tonnerre et de la foudre. Les orages sont des phénomènes locaux créés par des nuages appelés "cumulos-nimbus" qui font partie de la classe des nuages "cumuliforme" qui donnent des nuages dont la dimension verticale est nettement plus importante que les dimensions horizontales. L'autre classe de nuages s'appelle "stratiforme" et ici les dimensions horizontales sont beaucoup plus importantes que la dimension verticale.
    Pour mémoire, rappelons les principales sortes de nuages.

    • Ceux situés très haut, c'est-à-dire entre 11000 mètres et 6500 mètres : les "cirrus", ils portent bien leur nom car en latin çà signifie "filaments" et ils nous apparaissent comme des filaments dans le ciel, ensuite les "cirrocumulus" qui forment un ciel moutonné, c'est rare, mais ça annonce un orage dans le courant de la journée. Signalons que "cumulus" en latin signifie "amas". Finalement les "cirrostratus" qui forment un voile translucide. La lune et le soleil visibles à travers apparaissent souvent accompagnés d'un halo. Il y a un risque de pluie dans les 48 heures qui suivent. En latin "stratus" signifie "allongé".
    • Ceux situés en altitude moyenne c'est-à-dire entre 2000 et 6500 m les "altostratus" qui forment de grandes étendues grisâtres de plusieurs dizaines de km. Le soleil apparaît translucide, mais sans halo. En latin "altus" veut dire "haut". Ensuite les "altocumulus" qui forment un ciel pommelé et finalement les "nimbo-stratus" qui forment une couche épaisse de nuages de couleur grise qui amènent de la pluie. "Nimbus" signifie en latin "nuage".
    • Ceux situés en basse altitude c'est-à-dire en dessous de 2000 m : les "strato-cumulus" forment un agglomérat de nuages bas où l'on parçoit le soleil dans les interstices. Ensuite les "stratus" qui sont des nuages gris pas très épais situés près du sol comme les levées de brouillard. Ils amènent parfois la bruime ou la neige en grain suivant les saisons. Finalement les "cumulus" qui sont des nuages de beau temps s'ils restent dans la zone de basse altitude. Ils sont détachés les uns des autres et ont une base plate et le haut en forme de chou-fleur. Si les "cumulus" acquièrent une extension verticale et rejoignent les altitudes moyennes, ils risquent de provoquer une averse. S'ils sontinuent à s'intensifier nous nous retrouvons au point suivant.
    • Ceux qui vont de bas en haut c'est-à-dire pratiquement de 1000 à 11000 m. Il s'agit des "cumulo-nimbus" qui sont des nuages à fort développement vertical. Ils sont foncés, épais, lourds et s'élèvent comme des montagnes dans l'athmosphère avec un sommet en forme d'enclume. Ce type de nuages provient  d'un gros cumulus qui a "mal tourné". Ces nuages provoquent des averses violentes et soudaines accompagnées d'éclairs et de coups de tonnerre. Il faut savoir que l'éclair est une décharge électrique qui se produit entre nuages ou entre nuage et terre. La décharge émet également une vague sonore qui s'appelle tonnerre.


    • La Rubrique du Randonneur n° 17

      Quelles sont les mesures de protection contre la foudre lorsqu'on se trouve dans un orage ?

      La foudre est dangereuse, il convient donc de prendre certaines précautions. Si l'on veut s'abriter, il faut éviter de rester à proximité d'un pylone ou sous un arbre et spécialement sous un arbre isolé. En effet à cause de leur hauteur, les arbres sont susceptibles d'être frappés par la foudre et spécialement les plus hauts. Le plus sûr consiste à se mettre à l'intérieur d'une voiture pour pouvoir s'abriter. Oui, mais losqu'on est en pleine nature la voiture est souvent bien loin. Le fait d'ouvrir son parapluie pour se protéger d'une averse est également dangereux et tout spécialement s'il a une bonne tige métallique. Se placer contre une paroi rocheuse est également à éviter. Même continuer à marcher est également dangereux car si la foudre tombe sur le sol pas trop loin de vous le sol se charge et la distance entre vos deux pieds peux vous donner une différence de potentiel électrique pour vous foudroyer. C'est le cas des vaches foudroyées par la foudre dans les pâturages. En terrain dégagé, il faut éviter d'être le point le plus élevé par rapport au voisinage. L'idéal est donc de se faire tout petit, c'est-à-dire de s'accroupir et de garder les pieds joints le temps que ça passe, car en général ça ne dure pas longtemps. Les membres d'un groupe doivent suivre la même procédure et se placer àquelques mètres les uns des autres. Nous pouvons en déduire que revêtir de bons habits de pluie peut s'avérer utile.
      Que ceci ne vous empêche pas de randonner car tout compte fait, les orages ne sont pas si fréquents. Sur ce, restez cool et bonne route.
      Cette rubrique est basée en grande partie sur le cours de météorologie donné par R. Ocula aux "Ateliers Nature".

      G.E.
    Inscriptions : signaler à Jean Baptiste (04/358.18.60) si vous avez ou non une voiture.

    La Rubrique du Randonneur n° 18
    Comme nous randonnons le plus souvent en forêt, il serait peut-être intéressant de parler un peu des principaux arbres que nous côtoyons tout au long de nos sorties.
    Nous commençons par le roi de nos forêts qui fera l’objet de cette rubrique : « le chêne ». Etymologiquement, le mot chêne provient du gaulois « cassanus » qui s’est altéré au cours du temps en « chasne » et puis en chêne. Il faut savoir qu’il y a plusieurs espèces de chênes dont quelques-unes se rencontrent régulièrement dans nos bois. 
    Tout d’abord le fameux « Quercus robur » c’est-à-dire le « chêne pédonculé » qui lui est le roi. Pourquoi ? Il est notre arbre qui vit le plus vieux, en effet il peut dépasser les mille ans, il est l’un des plus grands car il peut atteindre 50 m et est relativement costaud, en effet « robur » signifie en latin « force » et quercus « chêne » évidemment. Comment le reconnaît-on par rapport aux autres chênes ? Son houppier (ensemble des ramifications portées par la tige d’un arbre au-dessus du fût) est ample. Son tronc est puissant, son écorce est noirâtre et profondément sillonnée. Ses feuilles sont lobées et auriculées à la base. En effet on dirait deux petites oreilles à proximité du pétiole (partie rétrécie reliant la feuille à la tige) qui est relativement court (1 cm). Quant aux glands qui sont cylindriques de 2 à 3 cm de long et  souvent groupés par trois, ils sont reliés par un long pédoncule (queue d’une fleur ou d’un fruit), d’où le nom de « chêne pédonculé ». A titre indicatif, il est le plus répandu de nos chênes indigènes. 
      Vient ensuite le « chêne rouvre ou chêne sessile ». Il est à peine plus petit mais son houppier est plus étroit et son tronc moins épais. Son écorce grise est craquelée dans le sens de la longueur. Ses feuilles sont également lobées mais ne sont pas auriculées à la base. Le pétiole est généralement plus long (2-3 cm). Quant aux glands de 2 cm de long, ils sont groupés par 2 à 5 et sont sessiles, c’est-à-dire sans pédoncule, d’où le nom de « chêne sessile ». Sa longévité est de l’ordre de 500 ans, mais il peut atteindre mille ans.
     Nous rencontrons également « le chêne d’Amérique ou chêne rouge ». Il est particulièrement visible en automne car ses feuilles dont les lobes se terminent en pointes aiguës prennent rapidement des couleurs contrastées dans les tons rouges. Ce chêne a été introduit en Europe dès 1724 car il produit plus de bois que le chêne européen. Son houppier est ample et la cime arrondie. Son écorce est grise et  longtemps lisse, elle se fissure au cours du temps en larges crêtes verticales. Ses feuilles sont relativement longues (12 à 22 cm) et ont 4 à 5 paires de lobes acérés. Les glands sont brun rouge et longs d’environ 2 cm. Sa taille est de l’ordre de 20 à 30 m et sa longévité n’est que de 100 à 200 ans.
     A signaler qu’il existe encore un chêne que l’on rencontre parfois, il s’agit du « chêne des marais » qui est également un chêne américain introduit en Europe en 1770. Il apprécie le sol très frais des berges et des alluvions. Son houppier est conique, son tronc se fissure en lanières verticales grises, ses feuilles longues de 8 à 11 cm ont 7 lobes maximum et sont fortement découpées. Sa taille est d’environ 30 m et sa longévité de 100 ans. Les autres chênes sont nettement plus rares dans nos régions et nous n’en parlerons pas. Sous une prochaine rubrique nous nous occuperons des autres arbres. Sur ce, bonne route.

    La Rubrique du Randonneur n° 19

    Lors de nos randonnées, nous avons souvent l’attention attirée vers le haut en entendant un sifflement strident dans le ciel. Nous apercevons alors un rapace en train de planer bien haut au-dessus de nos têtes et souvent accompagné par un deuxième, c’est la buse, rapace protégé tout comme les autres d’ailleurs depuis les années 70. 
    Que dit le dictionnaire au sujet de cet oiseau ? « Rapace diurne aux formes lourdes, au bec et aux serres faibles, se nourrissant de rongeurs, de reptiles et de petits oiseaux. Sa longueur est  de 50 à 60 cm, il a une envergure de 1.35 m. Il est du genre buteo dans la famille des Accipitridés ». 
    Faisons un petit rappel de zoologie. Comme tout le monde le sait, il y a deux grandes classifications chez les animaux, ce sont les invertébrés et les vertébrés. Dans cette classification des vertébrés, on retrouve différentes classes comme les poissons, les amphibiens, les reptiles, les mammifères et évidemment les oiseaux.
    Dans la classe des oiseaux, il existe une multitude d’ordres et spécialement celui qui nous concerne, l’ordre des « Falconiformes ». Dans cet ordre, nous retrouvons plusieurs familles et entre autres celle des « Accipitridés » accompagnant celles des  Falconidés (faucons), des Cathartidés (vautours du Nouveau Monde) et des Sagittariidés (serpentaires). Dans la famille des « Accipitridés », il y a en plus de notre buse, l’aigle royal, le milan, l’autour, l’épervier, etc.
    Parlons maintenant de la « buse variable » car tel est son nom dans nos régions. Pourquoi variable ? Parce que son plumage présente tous les intermédiaires entre celui d’un oiseau presque blanc et celui d’un sujet brun. Elle est le rapace le plus commun d’Europe. Jeunes et adultes se ressemblent. En principe, le dessous des ailes est blanc, la queue est large et arrondie, le cou est petit, le plumage est généralement brun foncé et strié de blanc dessus. La poitrine et le ventre sont clairs, rayés de roux ou de noir. La femelle est plus lourde que le mâle de 200 à 300 g pour une moyenne de 900 à 1200 g. La ponte est de 2 à 3 œufs dont l’incubation est de 33 à 35 jours.  Les petits quittent le nid au bout de 40 à 50 jours, mais ils sont toujours protégés par les adultes qui s’en occupent longtemps après leur premier vol. La longévité de la buse pourrait atteindre 25 ans dans les meilleures conditions, mais en général elle ne vit que 6 à 7 ans. Son habitat consiste en campagnes ouvertes, champs, prairies, abords des forêts et petits bois car étant moins agile que ses cousins qui sont les autours et les éperviers, elle préfère prospecter les espaces découverts. Son sifflement strident se fait entendre tout au long de l’année dans nos campagnes. Son aire de reproduction se situe sur les hauts arbres à l’orée de la forêt. Elle chasse souvent à partir d’un poste de guet tout en haut d’un arbre. Elle attend généralement que sa proie soit en terrain découvert suffisamment loin des broussailles pour fondre dessus. Cependant elle peut rechercher le gibier en survolant son territoire et ce le plus souvent en planant, car elle est parfaitement à l’aise dans ce mode de déplacement grâce à la grande portance de ses ailes et de sa queue. Comme dit plus haut, son menu est principalement constitué de mammifères du type rongeur, mais également de petits oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et même de charognes.
    Dorénavant lorsque vous randonnerez et que vous apercevrez cet oiseau, vous en connaîtrez un peu plus sur son comportement. Sur ce, bonne randonnée. 


    La Rubrique du Randonneur n° 20

    Lors de la Rubrique N°18, nous avions parlé des Chênes. Cette fois nous nous attarderons sur des arbres que nous côtoyons très régulièrement lors de nos randonnées : les conifères ( 47% de la forêt en Belgique) et tout spécialement les Epicéas et les Pins sylvestres qui à eux deux représentent plus de 43% de la forêt de notre pays.
    Tout d’abord un peu de généralités sur les arbres. Les essences forestières appartiennent toutes au grand embranchement des plantes supérieures appelées « Spermaphytes » (du grec « sperma » qui signifie semence, graine et « phuton » qui signifie plante, arbre) et ce en opposition aux plantes inférieures que sont les algues, lichens, mousses, etc. Ensuite il y a deux grands sous-embranchements de plantes : les Gymnospermes qui sont les plantes à graines nues (du grec « gumnos » qui signifie nu) dont font partie les conifères (qui sont les principaux résineux) et les Angiospermes qui sont les plantes à graines enfermées (du grec « angeion » qui signifie enveloppe) dont font partie les feuillus.
    A la fin du Carbonifère (~260Ma), les Gymnospermes peuplaient la terre et ce en grande partie jusqu’au Crétacé (~65Ma) pour laisser enfin la place aux Angiospermes qui n’apparurent qu’au Jurassique (~150Ma). Les bouleversements climatiques du quaternaire (~1.5Ma) affectèrent fortement la flore qui ne se reconstituera qu’après les glaciations (+ de 10.000 ans) pour former nos forêts actuelles.
    Parlons un peu du conifère le plus répandu chez nous et facilement reconnaissable par tout le monde avec ses cônes pendants de 15 à 20 cm et ses aiguilles de 1 à 2 cm légèrement piquantes : l’Epicéa. Il fait partie de la famille des « pinacées » qui est la principale dans l’ordre des « conifères ». En fait, il s’appelle « l’Epicéa commun » et son nom latin est « Picea abies »,  picea venant de pix signifiant poix ou résine et abies signifiant sapin. Il est notre « sapin de Noël » traditionnel, mais depuis peu parfois remplacé par le sapin de Nordmann qui perd moins vite ses aiguilles. L’Epicéa commun est en fait le résineux du nord de l’Europe et de la haute et moyenne montagne d’Europe centrale. Il pousse même au-delà du cercle polaire. Il atteint généralement 40 m mais les tout vieux peuvent dépasser 60m. Il peut vivre plus de 300 ans et même atteindre 500 ans. En Belgique, on le plante au-dessus de 400m, car en dessous de cette altitude il est sujet aux maladies. Ses racines traçantes sont peu profondes. Il est en effet souvent déraciné par les grands vents. Il supporte bien le gel. Il recherche une atmosphère humide et de même pour le sol. C’est la raison pour laquelle on le retrouve dans nos Ardennes et dans nos Fagnes. Il a été introduit chez nous il y a plusieurs siècles mais c’est au milieu du 19ème siècle que l’on a commencé à le planter sur de vastes étendues en Ardenne et en Fagnes. Il est sans conteste le résineux et même l’arbre le plus répandu de nos régions avec ses 200.000 ha de plantation. Sa croissance est beaucoup plus rapide que celle des feuillus, mais son bois est d’une qualité nettement moindre que celle des feuillus nobles comme le Chêne, le Hêtre et le Frêne. Il faut savoir qu’une plantation d’Epicéas s’appelle « pessière ». Malheureusement l’Epicéa a détruit énormément de surfaces de landes à bruyères, de fonds de vallées et de prairies semi-naturelles et par surcroît une certaine faune comme certains oiseaux et papillons, car dans les pessières, le sol est dans un crépuscule permanent, toute végétation dépérit et le sol se dénude. De plus, bien qu’il apprécie une atmosphère humide, il ne supporte pas de vivre les pieds dans l’eau stagnante. C’est la raison pour laquelle nos Fagnes sont quadrillées d’une multitude de fossés qui drainent le terrain ayant comme conséquence des crues très rapides de nos rivières après de fortes pluies. Toutefois il y a eu malgré tout une retombée positive qui consiste en la sauvegarde de nos cervidés qui trouvèrent un refuge efficace contre la chasse dans ces sous-bois obscurs. 
    Parlons un peu du Pin sylvestre qui est en deuxième position en importance chez les résineux avec ses 60.000 ha de plantation. Il est également de la famille des « pinacées ». On l’appelle aussi le sapin rouge du nord. Son nom latin est « Pinus sylvestris ». A titre indicatif, une plantation de pins sylvestres s’appelle « pineraie » ou « « pinède ».  C’est une espèce rustique, c’est-à-dire qu’elle supporte les grands froids, les fortes chaleurs et les sécheresses prolongées. Il s’accommode des sols très secs et très humides, mais il craint les sols calcaires. Il a été le premier à être planté en Ardenne et en Campine, région où on le retrouve encore en très grande quantité, par contre en Ardenne, il a été supplanté par l’Epicéa car il était peu résistant aux neiges collantes. On en recense encore dans nos Fagnes et Ardennes mais en plus petite quantité qu’en Campine car on le plante habituellement en dessous de 400m. C’est un arbre pouvant atteindre 40 m de hauteur. Il peut vivre très longtemps et atteindre aussi 500 ans. Les aiguilles sont groupées par deux et mesurent 4 à 8 cm de long. Les cônes sont petits, ovoïdes ou coniques de 4 à 7 cm de long et de 2 à 4 de large. L’écorce est fissurée en plaques épaisses et irrégulières de couleur brun rouge.
    D’autres résineux ont également été introduits dans nos bois, mais en plus faibles quantités  tels le Sapin de Douglas qui nous vient des Etats-Unis avec ses cônes pendants de 7 à 8 cm et ses aiguilles vertes molles de 1.5 à 3 cm, le Mélèze d’Europe qui est le seul résineux à perdre ses épines en hiver, etc.
    Il est bon de signaler que seules deux espèces de résineux sont indigènes en Belgique, il s’agit du Genévrier et de l’If, toutes les autres ont été importées. 


    La Rubrique du Randonneur n° 21

    Lorsque nous randonnons dans les forêts de nos Ardennes, bien souvent nous voyons le sol labouré le long des chemins ou sur les bas-côtés. En fait il s’agit du travail des sangliers. Parfois si nous sommes silencieux, nous avons la chance d’apercevoir au détour d’un chemin une harde de plusieurs bêtes de différentes grandeurs ou plus rarement encore un solitaire au galop.
     Le sanglier dont le nom scientifique est “Sus scrofa” est un porc sauvage à poil raide des régions boisées de l’Europe et de l’Asie à énorme tête triangulaire appelée hure qui est armée de canines proéminentes. Le nom français sanglier vient du latin “Singularis porcus” qui signifie “porc solitaire” et dont on n’a gardé que le qualificatif. Sa femelle s’appelle laie. Ce nom provient du francique “lêka” et le petit s’appelle marcassin qui provient de “marquer” parce qu’il a des rayures le long de corps pendant les 5 premiers mois. Pour mémoire, le sanglier grogne ou grommelle. 
    Son habitat est spécialement les forêts de feuillus et mixtes. Il est actif de jour comme de nuit. Ses sens, mis à part sa vue, sont très développés, spécialement ouie et odorat. Le sanglier a la réputation d’être sale alors qu’il veille avec soin à sa propreté. Les bains de boue ont une grande importance pour lui en le libérant des parasites dissimulés dans son pelage. 
    Il fait partie évidemment de la classe des mammifères dans la  grande classification des vertébrés, ensuite, de l’ordre des ongulés (dont les doigts sont terminés par des sabots) et finalement de la famille des suidés qui regroupe les mammifères ongulés non ruminants au museau formant un groin tels que le porc, le phacochère, le pécari et le sanglier.
    Sa silhouette particulière en forme de cône lui permet de se déplacer dans un milieu broussailleux, de galoper et de traverser les buissons les plus enchevêtrés. Le groin est utilisé pour fouiller les feuilles mortes, l’humus et le sol pour en extraire des racines, des tubercules et de petits animaux. En effet il s’adapte très bien grâce à l’éclectisme de son régime alimentaire. Tout ce qui est comestible lui convient. Il a toutefois sa préférence pour les châtaignes, les glands et les fruits secs en général, toutefois il a des tendances carnivores car il ingère une certaine quantité de protéines animales en mangeant des rongeurs, des reptiles, des arthropodes et autres invertébrés, sans oublier les charognes.
     Les petits perdent leurs rayures au bout de 6 mois pour présenter une livrée fauve. A un an et demi, leur pelage vire au marron et on commence à apercevoir leurs défenses. A deux ans et demi, ils quittent le milieu familial pour vivre en compagnie d’autres congénères. A 4 ou 5 ans, les mâles deviennent solitaires. Cet animal ne craint d’affronter ni ses semblables, ni les autres habitants de la forêt, ni même les hommes. Il préfère toutefois éviter la lutte quand c’est possible, mais s’il ne peut fuir, il risque de devenir très dangereux. Les femelles se montrent surtout très farouches quand elles ont leurs petits. Les canines du mâle sont des armes assez redoutables. Lors des combats pour la possession des laies à l’époque de la reproduction, ils ne se blessent jamais gravement car ils présentent un revêtement cutané extrêmement résistant sur chacun des flancs qui s’appelle armure. 
    Sur ce, restez calme si vous en rencontrez et surtout bonne randonnée.