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LES
RANDONNEES DU JEUDI
Gilbert EUSSEN vous fera
randonner a condition d'être un marcheur chevronné.
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On dit "Bête comme ses pieds !
"….Mais j'ai lu quelque part, peut-être chez un marchand de chaussures,
à moins que ce ne soit chez la pédicure, que "Le pied, c'est
la vie".
Eh bien oui ! Le pied, c'est la vie
!
Les pieds sont aux marcheurs ce que
les mains sont aux artistes.
Partis à la découverte
de nos Fagnes, de nos Ardennes, de notre Gaume ou de n'importe quelle région,
le fait d'avoir les pieds endoloris ou garnis d'une superbe ampoule est
une punition qui empêche d'apprécier sereinement un chant
d'oiseau ou d'observer la nature.
Terminer la "rando" en boitant est
une horreur qui fait dire : "Mais qu'est-ce que je fous ici".
Bref, mes amis, soyez aux petits
soins pour vos pieds sinon ceux-ci pourraient vous faire "un pied de nez".
"Toiletter" les pieds journellement
empêche l'apparition de micoses qui viennent se loger entre les orteils
malades C'est ce que l'on nomme : "Ardenne-Foot".
Connaissez-vous les vertus de l'"Eau
de Cologne" à 60%. Celle-ci a des vertus insoupçonnées.
Imbiber un coton d'"Eau de Cologne" et le frotter sur toute la surface
du pied et spécialement entre les orteils raffermira les chairs
et désinfectera les éventuelles plaies et ampoules.
Quelques mots sur les ampoules.
Si routes et sentiers vous font
cadeau d'une ampoule, alors désinfectez une petite aiguille à
coudre, passez un fil dans le chas de l'aiguille et ensuite, passez l'aiguille
et le fil au travers de l'ampoule. Laissez-y le fil dépasser d'un
cm de chaque côté de l'ampoule. Le fil servira de drain, ensuite
désinfectez l'ampoule munie de ses drains.
Il y a quelques moyens pour éviter
les ampoules.
-
D'abord se durcir les pieds par la marche,
bien sûr. Trente km par semaine ne sont pas de trop !
-
Porter des chaussures conçues
pour la randonnée et bien sûr une pointure plus grande, s'il
vous plait.
-
Mettre deux paires de bas lisses.
-
Proscrire les bas "gros tricot".
-
Vous pouvez aussi mettre des "bandes
Mefix" en prévention sur les talons et sur la plante des pieds,
juste derrière les orteils, bref aux endroits sensibles. Le "Mefix"
se vend en pharmacie par bande de 10 mètres ! Couper les morceaux
à votre convenance.
Croyez-moi, si vous "chouchoutez" vos
petits pieds ou vos grands pieds, ceux-ci ne vous joueront plus de pied
de ….cochon.
Jean Baptiste
La Rubrique
du Randonneur n° 2
Quand on randonne
le long des GR (circuit de grande randonnée), bien souvent on y
voit des déchets de toute nature jonchant le bord des chemins. Il
est difficile de s'imaginer que ce soit l'œuvre de randonneurs qui par
principe sont des amoureux de la nature. Malgré cela, il est utile
que chacun sache que les déchets abandonnés dans la nature
ont une vie très longue que l'on ne soupçonne pas.
C'est la raison
pour laquelle il a été jugé utile de publier certains
éléments d'un document français parfois affiché
sur les parcours de randonnée et qui de plus est distribué
dans certains Syndicats d'Initiative locaux.
Que vous randonniez
ou non, vous pouvez quand même en informer votre entourage et spécialement
vos petits-enfants qui seront par la force des choses les plus concernés
dans le futur.
Gilbert Eussen
La Rubrique
du Randonneur n° 3
Aux USA, les
multinationales firent des études de marché sur le sport
qui était vraisemblablement un des tout premiers sur la terre et
elles se rendirent vite compte que cela représentait un marché
juteux si elles parvenaient à convaincre les gens de courir pour
maintenir leur forme : le Jogging était né. Les Américains
se mirent à courir dans tous les coins et même sur les trottoirs
de Hyde-Park à proximité des files de voitures ! Le monde
entier allait suivre.
Toutefois,
ce qu’on ne dit jamais, mais peut-être ne le sait-on pas avec exactitude,
c’est le nombre de crises cardiaques que cette mode a provoqué.
!
Tout en ne
voulant pas être trop sédentaire bien sûr, je me rends
bien compte que je ne suis plus un Para-Commando. Je ne gravis plus les
montagnes. Finis le Jogging et les courses pour attraper le bus qui va
démarrer. A mon âge, je préfère ralentir la
cadence plutôt que d’en faire un peu trop, peut-être «
un trop fatal ». En randonnée, je ne me précipite plus
tout rouge et couvert de transpiration vers la « ligne d’arrivée
». Pour prouver quoi ?
Quand je fais
du sport, je m’applique à surveiller mes pulsations cardiaques,
que ce soit à la piscine ou ailleurs. La méthode est simple
: je retire du nombre 220 le nombre d’années de mon âge et
le résultat obtenu est le nombre maximum de pulsations que mon cœur
ne peut dépasser. Si on a peu ou pas d’entraînement, mieux
vaut se contenter des 80 %.
Par exemple,
si j’ai 70 ans, cela fera : 220 - 70 = 150 pulsations à ne pas dépasser
et ce si j’ai de l’entraînement sinon 120. Une méthode très
rapide est de se prendre les pulsations au poignet pendant 6 secondes et
de les multiplier par 10. Très simple, non !
Encore une
chose, je me dis souvent qu’il est peut-être plus tard que je ne
le pense et dès lors je profite calmement du bonheur qui passe chaque
jour et je lève le « pied » de l’accélérateur.
Tiens encore une histoire de « pied » !
Jean
Baptiste.
La Rubrique
du Randonneur n° 4
Les prochaines rubriques feront état
de l’équipement idéal du randonneur.
Aujourd’hui nous nous attarderons
un peu sur la veste. Par la suite, nous toucherons un mot des autres équipements.
Une veste de randonnée
doit avoir trois qualités essentielles :
-
Avant tout être imperméable,
ceci est évident compte tenu des conditions climatiques que nous
connaissons dans notre pays.
-
Ensuite résister au vent, c’est
à dire qu’elle doit empêcher le vent de vous transpercer et
de vous donner une impression de froid.
-
Et enfin, votre veste doit pouvoir respirer.
Ceci n’est pas le moins important. Il faut savoir que par temps clément,
même au repos le corps humain transpire déjà de l’ordre
de 60ml par heure. Dès que l’on fait de petits efforts comme une
randonnée pas trop dure, la production peut être, du moins
pour certaines personnes, de l’ordre de 500ml/h pour atteindre même
un litre en cas d’effort intensif. Imaginez la quantité d’eau à
évacuer lorsqu’on grimpe une côte extrêmement forte.
Si la veste n’est pas suffisamment ou pas du tout respirante, cette transpiration
est emmagasinée sous celle-ci et vous vous retrouvez trempé
comme une soupe. Si toutefois la température extérieure n’est
pas très élevée, il est évident que les quantités
de transpiration sont moins importantes mais suffisantes pour vous humidifier.
En effet, il est bon de savoir qu’un vêtement mouillé est
20 fois moins isolant qu’un vêtement sec, d’où danger de refroidir
en cas d’arrêt un peu trop prolongé.
Il en résulte qu’on a tout intérêt
à revêtir une veste qui possède ces différentes
qualités. C’est le cas de la membrane type « Gore-Tex ».
celle-ci est constituée de pores microscopiques qui sont beaucoup
plus petits que la gouttelette d’eau mais plus grand que la molécule
de vapeur. Donc ça bloque dans un sens et ça laisse passer
dans l’autre sens, d’où son étanchéité et sa
respirabilité. Il fallait y penser.
Pour mémoire, signalons que
l’énergie dépensée est fonction non seulement du nombre
de pas effectués mais également du poids que l’on déplace.
Pour 10.000 pas (6-7 km), l’énergie dépensée est de
l’ordre de 330 Kcal pour une personne déplaçant 60 Kg et
de 440 Kcal pour une personne déplaçant 80 Kg.
Gilbert EUSSEN
La Rubrique
du Randonneur n° 5
Je reviens
de vacances. Inutile de vous décrire une de ces belles régions
de France. Le soleil éclatant du Midi. La beauté des paysages.
La saveur d’un plat dégusté dans ce restaurant découvert
au coin d’une rue de ce petit village. Les vins. Les pins parasols.
Rien de tout
cela. Ce que je vais vous décrire est une randonnée de chez
nous. Pourquoi ? Parce qu’ à mon retour, je me suis rendu compte,
plus que les autres fois, que notre Ardenne est superbe. Ma région
aussi.
A un jet de
pierre, un beau matin, laissez votre voiture sur le parking du Centre Marial
à Banneux. Passez devant la Chapelle et vous suivez les marques
rouges et blanches du GR 5 De suite vous êtes dans la forêt.
Vous suivez cette piste pendant 6 Km et vous êtes à Beco.
A la sortie du village, au dernier groupe de maisons, vous quittez le GR
5 en prenant un sentier gauche. Ce sentier vous conduira à Hestroumont
sur le GR 573. Suivez la direction Nord pendant 6 Km jusqu'a Fond
de Nivezé.. Abandonnez le GR 573. Le sentier du Fond de Nivezé
vous ramènera au Centre Marial.
Vous venez
de faire environ 20 Km. Ouf ! Une bonne bière. Si vous connaissez
cette rando ? Et bien recommencez la. Prenez le temps de flâner à
Beco. Admirez nos vieux murs.
Bonne route.
Indispensable
, la carte IGN 49/3-4 ou le Topo Guide SGR 5 et 573
Jean
Baptiste
La Rubrique
du Randonneur n° 6
En randonnée,
même en suivant les signes rouges et blancs des GR ou les indications
d’autres circuits (ceux des Syndicats d’Initiative locaux), un moment d’inattention
ou un ange qui passe sous la forme d’un chant d’oiseau et hop vous sortez
de votre sentier ou de votre sous-bois et vous êtes perdu ! D’où
la nécessité de toujours savoir avec exactitude l’endroit
où vous vous trouvez.
Que faire ?
-
Faire demi-tour
en espérant que vous retrouviez vos marques, ce qui est le plus
simple si vous avez de la chance, mais ce qui allonge malgré tout
la rando parfois de plus d’un ou deux Km.
-
Corriger le tir
en prenant une nouvelle orientation. La boussole et la carte s’avèrent
indispensables. Mais zut alors, la boussole est restée à
la maison, ou tout simplement, vous n’en possédez pas. Espérons
malgré tout que vous ayez la carte.
Différentes
solutions s’offrent à vous :
-
Vous tombez à
genoux et vous martelez le sol en pleurant à chaudes larmes. Quand
vous reprenez vos esprits, vous vous rappelez tout à coup que l’on
vous a parlé de la mousse des arbres qui indique le Nord. C’est
parfait si vous voulez tourner en rond et passer la nuit dans la verdure.
En effet cette mousse indique d’office l’endroit le plus humide qui très
souvent n’est pas nécessairement le Nord. Il serait préférable
d’opter pour une autre solution.
-
Vous continuez
votre chemin jusqu’à ce que vous trouviez devant vous une route
asphaltée qui vous ramènera nécessairement à
une localité proche ou non . En cours de route, n’oubliez pas de
repérer les croix, les chapelles, les fermes isolées et les
lignes haute tension qui sont à coup sûr des indications qui
pourraient vous permettre, en cours de route de vous réorienter,
si vous avez une carte évidemment. Sinon, lorsque vous aurez atteint
une localité, il vous restera tout d’abord à boire une bonne
bière pour vous remettre de vos émotions et de votre fatigue
(si vous avez la chance de trouver un bistrot) et ensuite de commander
un taxi qui vous ramènera à votre voiture. Cette solution
semble fatigante et onéreuse, donc peu intéressante, sauf
pour la bière.
A priori, ces
deux premières solutions ne semblent pas être intellectuellement
valables pour les randonneurs chevronnés que nous sommes et en conséquence
nous envisagerons d’autres solutions vraisemblablement plus pratiques lors
du prochain N° du « Contact » et ce dans le cadre de la
Rubrique du Randonneur N° 7
Sur ce, restez
« cool » et bonne route
Jean
Baptiste et Gilbert Eussen
La Rubrique
du Randonneur n° 7
Revenons à
la suite de notre orientation. Si vous vous souvenez, nous avions envisagé
dans le N° précédent du « Contact » deux
solutions qui ne nous convenaient pas. En voici d’autres qui, nous l’espérons,
vous satisferont
-
1. Solution 3
: Celle-ci nécessite un peu de chance (et la carte du coin, évidemment).
En effet si le soleil brille de son plus bel éclat et que vous possédez
une montre, vous pourrez vous orienter à l’aide de votre montre.
Vous dirigez la petite aiguille de votre montre en direction du soleil.
La bissectrice de l’angle formé par la petite aiguille et le chiffre
12 vous indique le SUD. Pour mémoire, la bissectrice d’un angle
est la droite qui divise cet angle en deux angles égaux. Dans cette
solution, la grande aiguille ne compte jamais.
-
2. Solution 4
: Si par malheur, vous avez oublié votre montre, mais que vous ayez
quand même le soleil qui brille et toujours la carte évidemment,
vous utilisez une feuille de papier et vous y tracez les différentes
heures. Si vous n’avez pas de papier, vous pouvez à la rigueur déterrer
avec votre canif, votre bâton ou votre chaussure un caillou suffisamment
plat pour y tracer avec un autre caillou les différentes heures
de la journée. Dans ce cas, vous substituez le papier ou le caillou
à votre montre. Il vous faudra toutefois un peu de jugeote pour
estimer l’heure, mais on n’est pas à une heure près quand
on est dans la nature, et cela vaut mieux que la solution un qui consistait,
rappelez-vous, à repérer la mousse sur les troncs d’arbres.
-
3. Solution 5
: Le soleil brille encore. Vous n’avez ni montre, ni papier, ni caillou
plat, mais vous avez des petits cailloux, un bâton, votre carte évidemment
et de plus vous avez le temps. Dans ce cas, vous cherchez une surface plane
et suffisamment meuble pour y enfoncer votre bâton. Plantez le à
la verticale et placez un caillou au bout de l’ombre portée. Attendez
que l’ombre se déplace d’environ 10 à 20 cm. Placez de nouveau
un caillou à l’extrémité de l’ombre. Reliez les deux
cailloux en traçant une ligne sur le sol. Abaissez ensuite une perpendiculaire
sur ce trait (malheureusement sans équerre ni compas) et vous aurez
la direction NORD-SUD, le Nord étant évidemment à
l’opposé du soleil.
-
4. Solution 6
: Si vous n’avez pas de boussole et s’il n’y a pas de soleil, il ne vous
reste plus que les fusées de détresse et un GSM pour prévenir
l’hélico. Et si vous ne les avez pas non plus, revenez à
la solution 2 à condition d’aimer la bière.
En conclusion,
en ce qui nous concerne, pour éviter des expériences désagréables,
nous ne partons jamais sans carte ni boussole dans le sac à dos
Nous avons même maintenant des boussoles incorporées dans
les porte-cartes. Vaut mieux en avoir deux plutôt qu’aucune. Mais
au cas où nous nous perdrions encore malgré nos boussoles,
nos montres, nos cailloux, nos bâtons et nos GSM, nous pourrions
considérer que nous sommes le désespoir des randonneurs.
Dans ce cas là, nous devrions parcourir notre Ardenne avec un «
guide » (pas le livre, celui qui a deux jambes) et au cas où
celui-ci se perdrait également nous aurions pris le soin d’emporter
dans notre sac à dos un clairon afin de claironner tout autour de
nous.
Sur ce, restez
« cool » et bonne route.
Jean
Baptiste et Gilbert Eussen
La Rubrique
du Randonneur n° 8
Lors de la
Rubrique N° 4 nous avions évoqué quelques renseignements
sur l’équipement du randonneur et en l’occurrence sur la veste.
Aujourd’hui nous pourrions nous intéresser succinctement à
certains accessoires qui peuvent être utiles en certaines circonstances.
-
Le bâton
de randonnée. Ce peut être tout simplement un bâton
(avec pointe métallique évidemment) ou mieux du point de
vue encombrement un bâton télescopique qui peut être
glissé dans le sac à dos si l’on ne l’utilise pas. Que l’on
soit adepte ou non du bâton, on ne peut nier son utilité dans
certaines circonstances. Lorsque le terrain est boueux, ce qui est très
souvent le cas, il peut vous éviter de mettre le pied dans une boue
profonde en vous donnant un point d’appui. C’en est de même dans
la neige afin de se rendre compte de la profondeur de la couche. Mais où
son utilité est incontestable, c’est dans la neige verglacée
que l’on retrouve fréquemment par temps froid dans les chemins de
campagne qui servent de ruisseau. En effet, il vous servira de «
troisième jambe » et vous évitera bien souvent la chute
qui fait au minimum toujours un peu mal. Lors de notre dernière
randonnée en terrains neigeux et verglacés, le nombre de
chutes fut nettement plus important chez les randonneurs sans bâton.
A vous de
choisir
-
Les guêtres
de randonnée. Ici aussi il s’agit d’un équipement utile dans
certaines circonstances telles que les terrains boueux d’une part et neigeux
d’autre part. Dans le premier cas, elles vous éviteront non seulement
de salir les jambes de votre pantalon mais également d’empêcher
la boue de pénétrer à l’intérieur de la chaussure
si vous vous embourbez. Dans la neige profonde, c’est évidemment
la même chose, empêcher la neige de s’infiltrer entre les jambes
du pantalon et les bas. Leur utilité s’est vérifiée
également lors de passages garnis de ronces. En effet le pantalon
est traversé par les épines, ce qui n’est pas le cas des
guêtres. Dans ce cas bien précis, elles vous évitent
des écorchures.
-
Le sac à
dos. Il s’agit d’un équipement tout spécialement utile lorsque
la randonnée dure plus d’une demi-journée. La capacité
est fonction de vos besoins. Elle peut varier de 20 à 35 litres
suivant ce que vous voulez transporter. Rappelez-vous toutefois que l’énergie
dépensée en randonnée est fonction non seulement de
la distance, mais aussi du poids que vous déplacez y compris le
vôtre (voir Rubrique N° 4). Le sac à dos doit être
étanche si vous voulez garder vos affaires au sec. Les bretelles
doivent être suffisamment larges pour ne pas vous tailler les épaules,
et si possible rattachées par une sangle à la poitrine et
une à la taille pour bien répartir la charge. Une petite
charpente métallique est intéressante en été
car elle maintient le sac éloigné du dos et vous évite
un dos complètement trempé car il y a passage d’air. Des
poches latérales et des filets sont les bienvenus. Ceux-ci vous
permettent d’atteindre votre bouteille d’eau sans vous arrêter surtout
lorsque vous essayez de suivre des TGV.
Nous espérons
que ces quelques renseignements vous seront utiles dans vos randonnées
futures. Sur ce, restez « cool » et bonne route.
JB
et GE

La Rubrique
du Randonneur n° 9
Lors de la
Rubrique N° 8, nous vous avions parlé d’accessoires de randonnée
comme le bâton, les guêtres et le sac à dos. Nous continuons
dans les accessoires pour vous parler cette fois d’un instrument de mesure
: le Podomètre.
Celui-ci vous
donne la distance parcourue lors d’une randonnée. En effet, il est
toujours intéressant de savoir ce qu’on a marché. Cet instrument
est utile mais pas vraiment nécessaire sauf si vous randonnez sans
guide. Il vous permet de mieux vous repérer dans la nature en calculant
une distance que vous parcourez sur le terrain afin de la comparer à
celle de la carte IGN (Institut Géographique National).
Le Podomètre.
L’origine du
nom est grecque, « Podos » signifiant pied et « Metron
» mesure. Il s’agit en fait d’un instrument servant à mesurer
un trajet parcouru par un piéton en comptant le nombre de pas. Cet
instrument peut soit vous afficher le nombre de pas parcourus, soit la
distance parcourue sur base de la longueur d’un pas.
Cet instrument
de mesure fixé à votre ceinture par une certaine attache
(clips ou autre) est basé sur le déplacement d’un balancier
qui bascule à chaque pas.
Maintenant
la première chose à faire est de vérifier si le Podomètre
vous donne bien le nombre exact de pas que vous réalisez. Faites
environ une centaine de pas pour la vérification. Si ce n’est pas
le cas, il faut jouer sur la sensibilité de l’appareil jusqu’au
moment où le nombre de pas sera exact.
Ensuite il
faut mesurer la longueur d’un de vos pas, évidemment soit entre
les deux pointes, soit entre les deux talons. Mieux est de parcourir une
distance dont la longueur exacte vous est connue (votre jardin par exemple)
et de compter le nombre de pas. Vous divisez cette longueur connue par
le nombre de pas et vous avez la vraie longueur de vos pas mais ce en marchant
sur « terrain neutre ».
Vous introduisez
alors cette mesure dans l’appareil. Celui-ci compte le nombre de pas qu’il
multiplie par la longueur de votre pas et il vous affiche la distance parcourue.
Il est évident que si vous mesurez la longueur d’un de vos pas dans
votre living ou même dans votre jardin, il faut vous attendre à
n’avoir une grande précision de mesure que si vous marchez sur une
belle route horizontale. En effet, si vous faites du « tout terrain
» dans les pierres, la boue, la neige, le verglas, les gués,
les souches d’arbre, et ce dans des montées et des descentes, votre
pas sera loin d’être régulier et vous devrez obligatoirement
diminuer de quelques centimètres la longueur trouvée lors
de l’étalonnage. C’est pourquoi, on estime que le Podomètre
n’est précis qu’entre 5 et 10%.
Vous verrez,
en fonction de l’expérience, les estimations iront nettement en
s’améliorant.
Sur ce, restez
« cool » et bonne route.
JB
et GE
La Rubrique
du Randonneur n° 10
Et si cette fois-ci nous parlions
un peu "chaussures" !
Courir, marcher, que vous sortiez
pour deux heures ou pour une rando de quelques jours, les chaussures sont
d'une importance capitale.
Pourquoi ne pas choisir deux modèles
?
Une première paire genre jogging,
mais avec semelles plus dures, aux crampons bien marqués, en microfibres,
légère et respirante pour petites randos sur terrain facile
et par temps sec.
Une deuxième paire à haute
tige pour randos moyennes. Les chaussures de montagne ne conviennent pas
pour nos Ardennes. Elles sont en effet trop lourdes et trop rigides et
par surcroît chères.
Dans les deux cas, nos chaussures doivent
comporter trois semelles :
-
Une semelle intérieure amovible
qui absorbe la transpiration et qui est lavable.
-
La seconde qui vous protège des
chocs.
-
La troisième qui est la semelle
extérieure qui en plus de sa solidité doit être suffisamment
rigide pour que vous ne sentiez pas les cailloux du chemins. Certains magasins
de sport ont un mètre de cailloux qui vous permet de faire un test.
A défaut, le truc consiste à faire un pas sur votre trousseau
de clefs et vous ne devez pas le sentir. Sans rire, vous pouvez emporter
un caillou pour vous rendre au magasin.
Sont à proscrire les fausses
marques, faux cuir à semelles trop minces à 19,99 €
soldés à 9,99 €. Vous ne pourriez que vous blesser.
Nous avons opté pour des chaussures
modèle cuir avec microfibres, légères, respirantes,
trois semelles dont une orthopédique. Ce modèle existe dans
toutes les bonnes marques dont la vocation est le sport. Si pour un raison
quelconque vous ne vous sentez pas à l'aise dans vos chaussures,
à l'étroit, le pied douloureux, voire blessé à
chaque rando, alors jetez les.Vous en achetez des autres, et surtout une
pointure en plus que vos chaussures de ville. Il faut qu'elles soient légères.
Il est inutile de se promener avec les pieds lourds d'un scaphandrier.
Pensez aussi à protéger
votre colonne vertébrale et vos articulations menacées par
les chocs provoqués à chaque pas en sachant que l'on fait
entre 12.000 et 16.000 pas pour 10 km de marche. Une talonnette en "sorbotane"
n'est pas à dédaigner, même si le modèle que
vous avez choisi en comporte déjà une. On en trouve dans
le commerce pour une douzaine d'Euros.
Une chose qui a aussi son importance,
c'est l'hygiène. Apportés par la boue et les eaux sales dans
lesquelles on marche, les microbes et les champignons envahissent vos chaussures.
Les laver à l'eau claire et les sécher ne suffit pas. N'oubliez
pas que les coupures, crevasses et ampoules sont des points d'entrée
pour ces microbes, ce qui peut provoquer des infections ou des mycoses.
La solution consiste à passer vos " pompes " de temps en temps dans
la machine à laver.Vous pouvez y ajouter une ou deux cuillères
à café de "Détol" au produit de lavage et le tour
est joué. Plus facile peut-être est d'asperger l'intérieur
des chaussures à l'aide d'un spray antimycosique que l'on achète
chez le pharmacien.
La question des infections par les
chaussures a été posée à un virologue réputé
qui a confirmé que le danger existe vraiment. S'il est vrai que
ce traitement abîme les chaussures, n'oubliez pas q'une infection
à un pied ou même à une jambe vous coûtera beaucoup
plus cher. Toutefois ne paniquons pas et continuons de marcher.
Sur ce restez cool et bonne
route.
La Rubrique
du Randonneur n° 11
Nous allons
un peu nous intéresser à la boussole, instrument indispensable
à tout randonneur circulant sans guide, mais au moins avec la carte
de la région.
Tout d’abord
l’étymologie du nom.
Que dit le
dictionnaire ? Le nom « boussole » provient du mot italien
« bussola » qui signifie petite boite. Le nom boussole est
utilisé la première fois au 16ème siècle par
Rabelais pour remplacer le terme « aiguille de mer ». Ce sont
les Chinois qui ont découvert les propriétés de l’aimant
et qui les ont transmises aux Arabes. Ceux-ci ont fait connaître
les propriétés de l’aimant au 12ème siècle
aux Européens qui les ont utilisées pour la navigation.
La boussole
est en fait constituée par un boîtier gradué en degrés
dans lequel se trouve une aiguille aimantée fixée sur un
pivot. Sous l’influence du champ magnétique terrestre, cette aiguille
se dirige vers les pôles magnétiques de la terre qui d’ailleurs
ne coïncident pas avec les pôles géographiques. En ce
qui nous concerne dans l’hémisphère Nord, elle se dirige
vers le pôle Nord magnétique qui correspond pour le moment
pratiquement au Nord géographique à quelques dixièmes
de degré près. Pour mémoire, la déclinaison
magnétique qui est l’angle formé entre le méridien
magnétique et le méridien géographique varie d’environ
un dixième de degré par an vers l’Est. Il y a 40 ans, cette
déclinaison magnétique valait pratiquement 5 degrés.
Comment l’utiliser
? Ici nous considérons la boussole d’orientation qui est celle du
randonneur et non la boussole sophistiquée militaire qui ne nous
concerne pas.
Sur la carte,
vous devez vous déplacer du point A au point B.
-
Placer le côté de la boussole
(sens de la longueur) entre A et B. La flèche de direction imprimée
sur le support transparent de la boussole indique la direction à
suivre de A vers B.
-
Faire tourner la capsule ronde moletée
de la boussole où sont gravés les degrés de telle
sorte que le nord de la boussole corresponde au nord géographique
de la carte.
-
Tenir la boussole horizontale et pivoter
du corps jusqu’au moment où le côté rouge de l’aiguille
vient se placer entre les deux traits situés sous le nord de la
boussole. Vous êtes alors orienté.
Attention à tout objet métallique
sur vous ou dans votre environnement immédiat, comme votre voiture
par exemple.
Pas de panique car de toute façon
à l’achat d’une boussole d’orientation, vous recevrez une notice
d’emploi qui vous rappellera les règles d’usage. Et faites surtout
attention de ne pas perdre votre boussole au propre comme au figuré.
Sur ce, restez cool et bonne
route.
JB et GE
La Rubrique
du Randonneur n° 12
Revoilà
l’automne, nous allons fouler de nouveau les feuilles mortes, nous remplir
les yeux de paysages bruns, rouges et or, et jouir de départs de
randonnée frileux dans le petit matin brumeux.
Revoici aussi
le temps des champignons. Ah ! Les champignons, lorsqu’on les voit dans
les feuillus et au bord des chemins, on aimerait faire une cueillette.
On se lêche les babines d’avance en pensant à cette fricassée
que l’on pourrait déguster, voire une casserolle de « veau
champignons crème ». Mais voilà, on n’y connaît
rien. Nous ne vous serons d’aucun secours, nous l’avouons, nous n’y connaissons
rien non plus. N’empêche que déjà à plusieurs
reprises, nous avons pu savourer une tranche de vesse-de-loup géante
poilée comme un steak ou un potage des plus odorant. Pas d’hésitation,
lorsque vous en verrez une, emportez-la. Toutefois pas plus de 10 à
15 cm, car plus grosses elles sont, plus leur chair perde de leur fermeté.
Quand on a affaire à des géantes de l’ordre de 50 cm, elles
sont transformées en nid de fourmis ou de cloportes. Pouah ! ! !
On vous conseille de ne pas ramasser des champignons trop jeunes, car ils
risquent d’être confondus. Surtout ne pas les transportez dans des
sacs de plastique. Danger !
Emportez dans
votre sac à dos un petit filet à larges mailles, genre filet
de corde.
Lorsqu’on
feuillette un guide sur les champignons, on se rend compte que plusieurs
types de champignons comestibles ne peuvent se confondre avec d’autres
non comestibles et même vénéneux. Dans un miniguide
Nathan tout terrain, nous relevons : Pleurote en huître, Hydne sinué,
Sparassis crépu, Trompette-des-morts, Vesse-de-loup géante,
Vesse-de-loup perlée, etc. Il y en a encore d’autres qui ne peuvent
être confondus, mais …
Dans le superbe
fichier en photos couleur relatif aux champignons édité par
les Editions Atlas, fichier que nous apprécions particulièrement,
nous avons pu lire à propos des Pleurotes en huître, «
Eviter la variété Colombinus aux couleurs fauve, puis verte
ou vert-bleu car celle-ci est responsable de troubles intestinaux parfois
violents » Zut alors. Bon en ce qui nous concerne, on consacrera
encore vraisemblablement deux siècles à la connaissance des
champignons comestibles !
En attendant,
profitons de toutes les publicités des Grandes Surfaces pour que
nos épouses, nos époux ou nous-mêmes confectionnions
de petits plats.
Les bouquins
et Guides relatifs aux champignons sont aussi une lecture fascinante, mais
qui donne le tournis si on veut en sortir une classification des pièges
à éviter rien que pour nos espèces. Néanmoins,
on reste sous le charme de la beauté des images. On salive à
la lecture des recettes culinaires. La fois prochaine, nous profiterons
de la Rubrique pour vous donner une recette simple.
Jean
Baptiste
La Rubrique
du Randonneur n° 13
Si vous avez
encore en tête la Rubrique N° 12, nous y avions parlé
des champignons. Continuons dans cette voie.
« Doute
et suspicion », un beau titre pour un roman d’Amélie Nothomb.
Un titre en tout cas pour cette « Rubrique » sur les champignons.
En effet, avant de vous donner la recette promise précédemment,
nous devons attirer votre attention sur un point qui nous semble important.
Souvenez-vous, il n’y a pas très longtemps, notre Wallonie a été
frappée par un mal terrible, des dizaines de chevaux sont morts
décimés par une mystérieuse bactérie ou un
champignon microscopique. Nous en avions été informés
par les médias. Les études sont en cours dans nos laboratoires
afin de déterminer avec exactitude les causes du mal. Une réflexion
s’impose à nous. Si les herbages de nos prés et de nos vergers
sont infectés, il serait étonnant qu’uniquement les champignons
échappent au mal. Dès lors, stop aux champignons des prés.De
plus, il serait étonnant que le mal s’arrête au fil de fer
qui délimite les prés. Donc stop aux champignons des bois,
du moins à proximité des prés. Sont-ce des idées
alarmistes ? Oui peut-être. Toutefois, ne vaudrait-il pas mieux attendre
que les études approfondies soient faites sur ce sujet. avant de
continuer la cueillette ?
Encore une
chose, on estime en Europe que 20 % des champignons sont encore inconnus.
Pire, dans le monde seuls 20% des champignons sont connus. Cela donne matière
à réflexion lorsqu’on vous propose des champignons déshydratés
venant de je ne sais où ? Enfin pas trop de panique, à vous
de voir !
Nous allons
quand même vous donner la recette simple promise. Il s’agit d’une
recette de potage « Vesse de loup ».
D’abord bien
laver les champignons. Faire fondre 40 à 50 g de beurre dans la
casserole, ¼ de kg de « vesses de loup » coupés
en dés. Mettre sur feu vif pendant 5 minutes. Poudrer de farine,
mouiller avec un bouillon de légumes dans 1.5L d’eau. Laisser mijoter
doucement pendant 20 minutes. Passer le contenu de la casserole au mixer.
Y incorporer 15 cl de crème fraîche. Ajouter une tranche de
champignons coupés en dés. Continuer la cuisson pendant 5
minutes. Saler et poivrer.
C’est simple,
non ?
JB
La Rubrique
du Randonneur n° 14
Les randonnées
par tous les temps, ça on connaît ! On a affronté le
soleil ardent, la pluie, le vent, la grêle, la neige et le brouillard.
Rien n’arrête les vrais randonneurs.
Toutefois il
est toujours intéressant de savoir à quoi on s’attend lorsque
l’on met le nez dehors. Le matin, on regarde son thermomètre extérieur
et on juge de la façon de s’habiller. Mais il est un fait, c’est
qu’on ne tient pas toujours compte de l’effet Eolien dans nos préoccupations
vestimentaires, et c’est un tort. En effet, le vent vient perturber fortement
la donne. Il faut tenir compte de l’ « Indice de Refroidissement
Eolien ».
Pour rappel,
Eole est le dieu des vents dans les mythologies grecque et romaine.
Venons en au
fait : L’indice de refroidissement éolien est une « Température
équivalente » en degrés centigrades qui exprime la
perte de chaleur d’un corps en fonction de la température de l’air
et de la vitesse du vent. Plus la température réelle est
basse ou plus le vent est fort, plus la perte de chaleur est considérable.
Voici le tableau
explicatif du facteur éolien.
TEMPERATURE
EXTERIEURE EN °C
| VITESSE VENT |
+10°C |
+5°C |
0°C |
-5°C |
-10°C |
-15°C |
| 10 Km/H |
+8 |
+3 |
-2 |
-7 |
-12 |
-17 |
| 20 Km/H |
+5 |
-1 |
-7 |
-13 |
-19 |
-25 |
| 30 Km/H |
+1 |
-4 |
-11 |
-17 |
-24 |
-31 |
| 40 Km/H |
0 |
-6 |
-13 |
-20 |
-27 |
-34 |
| 50 Km/H |
-1 |
-8 |
-15 |
-22 |
-29 |
-35 |
| 60 Km/H |
-2 |
-9 |
-16 |
-23 |
-31 |
-38 |
Vous allez
dire, d’accord, mais comment déterminer la vitesse du vent ?
Divers moyens
sont possibles :
-
Tout d’abord utiliser
un anémomètre. Cet appareil de mesure donne la vitesse du
vent instantanée à un endroit donné. Il en existe
déjà à une quarantaine d’€.
-
Ecouter le bulletin
météo ou lire le télétexte. Ici on vous donne
des valeurs probables de la vitesse du vent dans les différentes
régions du pays.
-
Utiliser le tableau
qui suit en observant la nature. Ici la vitesse du vent est évaluée
d’après l’échelle de Beaufort.
Chiffre
Beaufort |
Terme
descriptif |
Vitesse
km/h |
Echelle
de Beaufort sur terre |
| 0 |
Calme |
<
1 |
Calme,
la fumée s’élève verticalement |
| 1 |
Très
légère brise |
1
à 5 |
La direction
du vent est révélée par l’entraînement de la
fumée. |
| 2 |
Légère
brise |
6
à 11 |
Le vent est
perçu au visage, les feuilles frémissent. La girouette se
meut. |
| 3 |
Petite
brise |
12
à 19 |
Feuilles et
petites branches agitées, le vent déploie les drapeaux légers. |
| 4 |
Jolie
brise |
20
à 28 |
Le vent soulève
la poussière et les feuilles de papier. Les petites branches sont
constamment agitées. |
| 5 |
Bonne
brise |
29
à 38 |
Les arbustes
en feuilles commencent à se balancer. |
| 6 |
Vent
frais |
39
à 49 |
Les grandes
branches sont agitées. L’usage du parapluie est rendu difficile. |
| 7 |
Grand
frais |
50
à 61 |
Les arbres
sont agités en entier, la marche contre le vent est assez pénible. |
| 8 |
Coup
de vent |
62
à 74 |
Le vent casse
les rameaux, la marche contre le vent est généralement rendue
difficile |
Il faut signaler
que l’échelle de Beaufort atteint 12 pour des vents allant à
plus de 118 Km/h
Cette Rubrique
est basée sur le cours de Météorologie donné
par R. Ocula aux Ateliers Nature.
La Rubrique
du Randonneur n° 15
Bientôt
l'été sera de retour, avec ses belles journées ensoleillées,
mais aussi avec ses petites contrariétés pour nous randonneurs
que sont les piqûres d'insectes. Nous nous intéresserons aujourd'hui
à la tique qui peut provoquer par sa morsure la maladie de lyme.
La tique est un petit acarien à 8 pattes de courleur brun noire.
- A première vue une petite araignée. Elle mesure à
jeun de 1 à 3 mm. Elle se fixe aux petits buissons et aux hautes
herbes des sous-bois, des bords des chemins et même des parcs urbains.
Elle attend sa proie qui le plus souvent est un animal, mais parfois aussi
un humain.Elle se fixe à la peau grâce à son rostre
(en latin rostrum qui veut dire éperon) et sa morsure est tout-à-fait
indolore. Ses endroits favoris sont les zones chaudes où la peau
est mince, c'est-à-dire : les aisselles, les plis des genoux, le
cou, derrière les oreilles, la racine des cheveux et le tronc à
la hauteur de la ceinture, ce qui n'exclut nullement les autres parties
du corps. Lentement mais sûrement, elle se gave de sang pour atteindre,
si on lui laisse le temps, une taille de 1 cm.
Que faire
? La retirer le plus vite possible avec précaution afin d'éviter
qu'elle ne recrache son repas sanguin sous la peau. Il faut avoir recours
à une pince plate que l'on positionne le plus près possible
de la peau et de la tête de la tique et ensuite on la retire par
des petits mouvements de rotation et de traction. Il semblerait qu'il ne
faille pas endormir la tique à l'éther car cela favorise
le rejet de sang, d'où la contagion. Ensuite désinfecter
et par la suite vérifier la validité de sa vaccination antitétanique.
Si par malheur le rostre de la bestiole reste sous la peau, il vaut mieux
consulter afin de l'extraire. Dans tous les cas, il faut noter la date
et le lieu de morsure afin de pouvoir donner ces renseignements au cas
où.
Que peux provoquer
cette sale bête ? Heureusement, elles ne sont pas toutes infectées,
une sur dix m'avait dit un médecin qui inspecteit une piqûre.
Mais si par malheur vous tombez sur la dixième et qu'elle a le temps
de vous transmettre ses bactéries, vous risquez d'être infecté
et de contracter la maladie de lyme. A titre indicatif, lyme serait une
ville du Connecticut aux USA où la maladie a été décrite
pour la 1re fois au milieu des années 70. Dans 80 % des cas, la
maladie débute après 7 à 10 jours par une plaque rouge
au niveau de la morsure en forme d'anneau et qui peut atteindre un diamètre
de plus de 20 centimètres au cours des jours qui suivent. Parfois
les symptômes ressemnle à ceux de la grippe. Dès l'apparition
de ces symptômes ou des rougeurs, il faut impérativement consulter
et mettre en route un traitement antibiotiqueafin d'éviter des complications
qui sont très graves à long terme, c'est-à-dire arthrite,
anomalie du système nerveux et du rythme cardiaque ainsi que des
problèmes de peau au niveau des gras et des jambes. Des tests sanguins
permettent de déceler cette maladie qui, signalons le n'est pas
contagieuse.
Cette maladie
est présente dans l'hémisphère nord à une altitudeinférieure
à 1000 mètres. Dans notre pays les cas sont en augmentation.
Comment se
protéger ? Les vêtements clairs favorisent la localisation
des tiques. Ils couvriront la plus grande partie de la peau, c'est-à-dire
longues manches et longs pantalons si possible. A conseiller également
les chaussures de marche fermées et un chapeau. En cours de randonnée,
marcher au milieu des chemins ou sentiers en évitant le contact
des hautes herbes, broussailles et arbustes. Enfin après la promenade
inspecter toute la surface du corps.
Que ceci ne
vous empêche pas de randonner et de rester cool.
Cette rubrique
est basée entre-autres sur un bulletin d'information de mutuelle.
G.E.
La Rubrique
du Randonneur n° 16
Ne me prenez
pas pour un oiseau de mauvaise augure si je vous parle cette fois d'un
autre problème susceptible d'embêter le randonneur : la pluie
et surtout les orages avec tout ce qui les accompagne.
Les orages
en effet nous amènent des averses très denses, de la grêle,
du vent, des écarts brusques de température, des éclairs,
du tonnerre et de la foudre. Les orages sont des phénomènes
locaux créés par des nuages appelés "cumulos-nimbus"
qui font partie de la classe des nuages "cumuliforme" qui donnent des nuages
dont la dimension verticale est nettement plus importante que les dimensions
horizontales. L'autre classe de nuages s'appelle "stratiforme" et ici les
dimensions horizontales sont beaucoup plus importantes que la dimension
verticale.
Pour mémoire,
rappelons les principales sortes de nuages.
Quelles sont
les mesures de protection contre la foudre lorsqu'on se trouve dans un
orage ?
La foudre est
dangereuse, il convient donc de prendre certaines précautions. Si
l'on veut s'abriter, il faut éviter de rester à proximité
d'un pylone ou sous un arbre et spécialement sous un arbre isolé.
En effet à cause de leur hauteur, les arbres sont susceptibles d'être
frappés par la foudre et spécialement les plus hauts. Le
plus sûr consiste à se mettre à l'intérieur
d'une voiture pour pouvoir s'abriter. Oui, mais losqu'on est en pleine
nature la voiture est souvent bien loin. Le fait d'ouvrir son parapluie
pour se protéger d'une averse est également dangereux et
tout spécialement s'il a une bonne tige métallique. Se placer
contre une paroi rocheuse est également à éviter.
Même continuer à marcher est également dangereux car
si la foudre tombe sur le sol pas trop loin de vous le sol se charge et
la distance entre vos deux pieds peux vous donner une différence
de potentiel électrique pour vous foudroyer. C'est le cas des vaches
foudroyées par la foudre dans les pâturages. En terrain dégagé,
il faut éviter d'être le point le plus élevé
par rapport au voisinage. L'idéal est donc de se faire tout petit,
c'est-à-dire de s'accroupir et de garder les pieds joints le temps
que ça passe, car en général ça ne dure pas
longtemps. Les membres d'un groupe doivent suivre la même procédure
et se placer àquelques mètres les uns des autres. Nous pouvons
en déduire que revêtir de bons habits de pluie peut s'avérer
utile.
Que ceci ne
vous empêche pas de randonner car tout compte fait, les orages ne
sont pas si fréquents. Sur ce, restez cool et bonne route.
Cette rubrique
est basée en grande partie sur le cours de météorologie
donné par R. Ocula aux "Ateliers Nature".
G.E.
Inscriptions : signaler
à Jean Baptiste (04/358.18.60) si vous avez ou non une voiture.
La Rubrique
du Randonneur n° 18
Comme nous randonnons le
plus souvent en forêt, il serait peut-être intéressant
de parler un peu des principaux arbres que nous côtoyons tout au
long de nos sorties.
Nous commençons par le roi
de nos forêts qui fera l’objet de cette rubrique : « le chêne
». Etymologiquement, le mot chêne provient du gaulois «
cassanus » qui s’est altéré au cours du temps en «
chasne » et puis en chêne. Il faut savoir qu’il y a plusieurs
espèces de chênes dont quelques-unes se rencontrent régulièrement
dans nos bois.
Tout d’abord le fameux « Quercus
robur » c’est-à-dire le « chêne pédonculé
» qui lui est le roi. Pourquoi ? Il est notre arbre qui vit le plus
vieux, en effet il peut dépasser les mille ans, il est l’un des
plus grands car il peut atteindre 50 m et est relativement costaud, en
effet « robur » signifie en latin « force » et
quercus « chêne » évidemment. Comment le reconnaît-on
par rapport aux autres chênes ? Son houppier (ensemble des ramifications
portées par la tige d’un arbre au-dessus du fût) est ample.
Son tronc est puissant, son écorce est noirâtre et profondément
sillonnée. Ses feuilles sont lobées et auriculées
à la base. En effet on dirait deux petites oreilles à proximité
du pétiole (partie rétrécie reliant la feuille à
la tige) qui est relativement court (1 cm). Quant aux glands qui sont cylindriques
de 2 à 3 cm de long et souvent groupés par trois, ils
sont reliés par un long pédoncule (queue d’une fleur ou d’un
fruit), d’où le nom de « chêne pédonculé
». A titre indicatif, il est le plus répandu de nos chênes
indigènes.
Vient ensuite le «
chêne rouvre ou chêne sessile ». Il est à peine
plus petit mais son houppier est plus étroit et son tronc moins
épais. Son écorce grise est craquelée dans le sens
de la longueur. Ses feuilles sont également lobées mais ne
sont pas auriculées à la base. Le pétiole est généralement
plus long (2-3 cm). Quant aux glands de 2 cm de long, ils sont groupés
par 2 à 5 et sont sessiles, c’est-à-dire sans pédoncule,
d’où le nom de « chêne sessile ». Sa longévité
est de l’ordre de 500 ans, mais il peut atteindre mille ans.
Nous rencontrons également
« le chêne d’Amérique ou chêne rouge ».
Il est particulièrement visible en automne car ses feuilles dont
les lobes se terminent en pointes aiguës prennent rapidement des couleurs
contrastées dans les tons rouges. Ce chêne a été
introduit en Europe dès 1724 car il produit plus de bois que le
chêne européen. Son houppier est ample et la cime arrondie.
Son écorce est grise et longtemps lisse, elle se fissure au
cours du temps en larges crêtes verticales. Ses feuilles sont relativement
longues (12 à 22 cm) et ont 4 à 5 paires de lobes acérés.
Les glands sont brun rouge et longs d’environ 2 cm. Sa taille est de l’ordre
de 20 à 30 m et sa longévité n’est que de 100 à
200 ans.
A signaler qu’il existe encore
un chêne que l’on rencontre parfois, il s’agit du « chêne
des marais » qui est également un chêne américain
introduit en Europe en 1770. Il apprécie le sol très frais
des berges et des alluvions. Son houppier est conique, son tronc se fissure
en lanières verticales grises, ses feuilles longues de 8 à
11 cm ont 7 lobes maximum et sont fortement découpées. Sa
taille est d’environ 30 m et sa longévité de 100 ans. Les
autres chênes sont nettement plus rares dans nos régions et
nous n’en parlerons pas. Sous une prochaine rubrique nous nous occuperons
des autres arbres. Sur ce, bonne route.
La Rubrique
du Randonneur n° 19
Lors de nos
randonnées, nous avons souvent l’attention attirée vers le
haut en entendant un sifflement strident dans le ciel. Nous apercevons
alors un rapace en train de planer bien haut au-dessus de nos têtes
et souvent accompagné par un deuxième, c’est la buse, rapace
protégé tout comme les autres d’ailleurs depuis les années
70.
Que dit le
dictionnaire au sujet de cet oiseau ? « Rapace diurne aux formes
lourdes, au bec et aux serres faibles, se nourrissant de rongeurs, de reptiles
et de petits oiseaux. Sa longueur est de 50 à 60 cm, il a
une envergure de 1.35 m. Il est du genre buteo dans la famille des Accipitridés
».
Faisons un
petit rappel de zoologie. Comme tout le monde le sait, il y a deux grandes
classifications chez les animaux, ce sont les invertébrés
et les vertébrés. Dans cette classification des vertébrés,
on retrouve différentes classes comme les poissons, les amphibiens,
les reptiles, les mammifères et évidemment les oiseaux.
Dans la classe
des oiseaux, il existe une multitude d’ordres et spécialement celui
qui nous concerne, l’ordre des « Falconiformes ». Dans cet
ordre, nous retrouvons plusieurs familles et entre autres celle des «
Accipitridés » accompagnant celles des Falconidés
(faucons), des Cathartidés (vautours du Nouveau Monde) et des Sagittariidés
(serpentaires). Dans la famille des « Accipitridés »,
il y a en plus de notre buse, l’aigle royal, le milan, l’autour, l’épervier,
etc.
Parlons maintenant
de la « buse variable » car tel est son nom dans nos régions.
Pourquoi variable ? Parce que son plumage présente tous les intermédiaires
entre celui d’un oiseau presque blanc et celui d’un sujet brun. Elle est
le rapace le plus commun d’Europe. Jeunes et adultes se ressemblent. En
principe, le dessous des ailes est blanc, la queue est large et arrondie,
le cou est petit, le plumage est généralement brun foncé
et strié de blanc dessus. La poitrine et le ventre sont clairs,
rayés de roux ou de noir. La femelle est plus lourde que le mâle
de 200 à 300 g pour une moyenne de 900 à 1200 g. La ponte
est de 2 à 3 œufs dont l’incubation est de 33 à 35 jours.
Les petits quittent le nid au bout de 40 à 50 jours, mais ils sont
toujours protégés par les adultes qui s’en occupent longtemps
après leur premier vol. La longévité de la buse pourrait
atteindre 25 ans dans les meilleures conditions, mais en général
elle ne vit que 6 à 7 ans. Son habitat consiste en campagnes ouvertes,
champs, prairies, abords des forêts et petits bois car étant
moins agile que ses cousins qui sont les autours et les éperviers,
elle préfère prospecter les espaces découverts. Son
sifflement strident se fait entendre tout au long de l’année dans
nos campagnes. Son aire de reproduction se situe sur les hauts arbres à
l’orée de la forêt. Elle chasse souvent à partir d’un
poste de guet tout en haut d’un arbre. Elle attend généralement
que sa proie soit en terrain découvert suffisamment loin des broussailles
pour fondre dessus. Cependant elle peut rechercher le gibier en survolant
son territoire et ce le plus souvent en planant, car elle est parfaitement
à l’aise dans ce mode de déplacement grâce à
la grande portance de ses ailes et de sa queue. Comme dit plus haut, son
menu est principalement constitué de mammifères du type rongeur,
mais également de petits oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et même
de charognes.
Dorénavant
lorsque vous randonnerez et que vous apercevrez cet oiseau, vous en connaîtrez
un peu plus sur son comportement. Sur ce, bonne randonnée.
La Rubrique
du Randonneur n° 20
Lors de la
Rubrique N°18, nous avions parlé des Chênes. Cette fois
nous nous attarderons sur des arbres que nous côtoyons très
régulièrement lors de nos randonnées : les conifères
( 47% de la forêt en Belgique) et tout spécialement les Epicéas
et les Pins sylvestres qui à eux deux représentent plus de
43% de la forêt de notre pays.
Tout d’abord
un peu de généralités sur les arbres. Les essences
forestières appartiennent toutes au grand embranchement des plantes
supérieures appelées « Spermaphytes » (du grec
« sperma » qui signifie semence, graine et « phuton »
qui signifie plante, arbre) et ce en opposition aux plantes inférieures
que sont les algues, lichens, mousses, etc. Ensuite il y a deux grands
sous-embranchements de plantes : les Gymnospermes qui sont les plantes
à graines nues (du grec « gumnos » qui signifie nu)
dont font partie les conifères (qui sont les principaux résineux)
et les Angiospermes qui sont les plantes à graines enfermées
(du grec « angeion » qui signifie enveloppe) dont font partie
les feuillus.
A la fin du
Carbonifère (~260Ma), les Gymnospermes peuplaient la terre et ce
en grande partie jusqu’au Crétacé (~65Ma) pour laisser enfin
la place aux Angiospermes qui n’apparurent qu’au Jurassique (~150Ma). Les
bouleversements climatiques du quaternaire (~1.5Ma) affectèrent
fortement la flore qui ne se reconstituera qu’après les glaciations
(+ de 10.000 ans) pour former nos forêts actuelles.
Parlons un
peu du conifère le plus répandu chez nous et facilement reconnaissable
par tout le monde avec ses cônes pendants de 15 à 20 cm et
ses aiguilles de 1 à 2 cm légèrement piquantes : l’Epicéa.
Il fait partie de la famille des « pinacées » qui est
la principale dans l’ordre des « conifères ». En fait,
il s’appelle « l’Epicéa commun » et son nom latin est
« Picea abies », picea venant de pix signifiant poix
ou résine et abies signifiant sapin. Il est notre « sapin
de Noël » traditionnel, mais depuis peu parfois remplacé
par le sapin de Nordmann qui perd moins vite ses aiguilles. L’Epicéa
commun est en fait le résineux du nord de l’Europe et de la haute
et moyenne montagne d’Europe centrale. Il pousse même au-delà
du cercle polaire. Il atteint généralement 40 m mais les
tout vieux peuvent dépasser 60m. Il peut vivre plus de 300 ans et
même atteindre 500 ans. En Belgique, on le plante au-dessus de 400m,
car en dessous de cette altitude il est sujet aux maladies. Ses racines
traçantes sont peu profondes. Il est en effet souvent déraciné
par les grands vents. Il supporte bien le gel. Il recherche une atmosphère
humide et de même pour le sol. C’est la raison pour laquelle on le
retrouve dans nos Ardennes et dans nos Fagnes. Il a été introduit
chez nous il y a plusieurs siècles mais c’est au milieu du 19ème
siècle que l’on a commencé à le planter sur de vastes
étendues en Ardenne et en Fagnes. Il est sans conteste le résineux
et même l’arbre le plus répandu de nos régions avec
ses 200.000 ha de plantation. Sa croissance est beaucoup plus rapide que
celle des feuillus, mais son bois est d’une qualité nettement moindre
que celle des feuillus nobles comme le Chêne, le Hêtre et le
Frêne. Il faut savoir qu’une plantation d’Epicéas s’appelle
« pessière ». Malheureusement l’Epicéa a détruit
énormément de surfaces de landes à bruyères,
de fonds de vallées et de prairies semi-naturelles et par surcroît
une certaine faune comme certains oiseaux et papillons, car dans les pessières,
le sol est dans un crépuscule permanent, toute végétation
dépérit et le sol se dénude. De plus, bien qu’il apprécie
une atmosphère humide, il ne supporte pas de vivre les pieds dans
l’eau stagnante. C’est la raison pour laquelle nos Fagnes sont quadrillées
d’une multitude de fossés qui drainent le terrain ayant comme conséquence
des crues très rapides de nos rivières après de fortes
pluies. Toutefois il y a eu malgré tout une retombée positive
qui consiste en la sauvegarde de nos cervidés qui trouvèrent
un refuge efficace contre la chasse dans ces sous-bois obscurs.
Parlons un
peu du Pin sylvestre qui est en deuxième position en importance
chez les résineux avec ses 60.000 ha de plantation. Il est également
de la famille des « pinacées ». On l’appelle aussi le
sapin rouge du nord. Son nom latin est « Pinus sylvestris ».
A titre indicatif, une plantation de pins sylvestres s’appelle «
pineraie » ou « « pinède ». C’est
une espèce rustique, c’est-à-dire qu’elle supporte les grands
froids, les fortes chaleurs et les sécheresses prolongées.
Il s’accommode des sols très secs et très humides, mais il
craint les sols calcaires. Il a été le premier à être
planté en Ardenne et en Campine, région où on le retrouve
encore en très grande quantité, par contre en Ardenne, il
a été supplanté par l’Epicéa car il était
peu résistant aux neiges collantes. On en recense encore dans nos
Fagnes et Ardennes mais en plus petite quantité qu’en Campine car
on le plante habituellement en dessous de 400m. C’est un arbre pouvant
atteindre 40 m de hauteur. Il peut vivre très longtemps et atteindre
aussi 500 ans. Les aiguilles sont groupées par deux et mesurent
4 à 8 cm de long. Les cônes sont petits, ovoïdes ou coniques
de 4 à 7 cm de long et de 2 à 4 de large. L’écorce
est fissurée en plaques épaisses et irrégulières
de couleur brun rouge.
D’autres résineux
ont également été introduits dans nos bois, mais en
plus faibles quantités tels le Sapin de Douglas qui nous vient
des Etats-Unis avec ses cônes pendants de 7 à 8 cm et ses
aiguilles vertes molles de 1.5 à 3 cm, le Mélèze d’Europe
qui est le seul résineux à perdre ses épines en hiver,
etc.
Il est bon
de signaler que seules deux espèces de résineux sont indigènes
en Belgique, il s’agit du Genévrier et de l’If, toutes les autres
ont été importées.
La Rubrique
du Randonneur n° 21
Lorsque nous
randonnons dans les forêts de nos Ardennes, bien souvent nous voyons
le sol labouré le long des chemins ou sur les bas-côtés.
En fait il s’agit du travail des sangliers. Parfois si nous sommes silencieux,
nous avons la chance d’apercevoir au détour d’un chemin une harde
de plusieurs bêtes de différentes grandeurs ou plus rarement
encore un solitaire au galop.
Le sanglier
dont le nom scientifique est “Sus scrofa” est un porc sauvage à
poil raide des régions boisées de l’Europe et de l’Asie à
énorme tête triangulaire appelée hure qui est armée
de canines proéminentes. Le nom français sanglier vient du
latin “Singularis porcus” qui signifie “porc solitaire” et dont on n’a
gardé que le qualificatif. Sa femelle s’appelle laie. Ce nom provient
du francique “lêka” et le petit s’appelle marcassin qui provient
de “marquer” parce qu’il a des rayures le long de corps pendant les 5 premiers
mois. Pour mémoire, le sanglier grogne ou grommelle.
Son habitat
est spécialement les forêts de feuillus et mixtes. Il est
actif de jour comme de nuit. Ses sens, mis à part sa vue, sont très
développés, spécialement ouie et odorat. Le sanglier
a la réputation d’être sale alors qu’il veille avec soin à
sa propreté. Les bains de boue ont une grande importance pour lui
en le libérant des parasites dissimulés dans son pelage.
Il fait partie
évidemment de la classe des mammifères dans la grande
classification des vertébrés, ensuite, de l’ordre des ongulés
(dont les doigts sont terminés par des sabots) et finalement de
la famille des suidés qui regroupe les mammifères ongulés
non ruminants au museau formant un groin tels que le porc, le phacochère,
le pécari et le sanglier.
Sa silhouette
particulière en forme de cône lui permet de se déplacer
dans un milieu broussailleux, de galoper et de traverser les buissons les
plus enchevêtrés. Le groin est utilisé pour fouiller
les feuilles mortes, l’humus et le sol pour en extraire des racines, des
tubercules et de petits animaux. En effet il s’adapte très bien
grâce à l’éclectisme de son régime alimentaire.
Tout ce qui est comestible lui convient. Il a toutefois sa préférence
pour les châtaignes, les glands et les fruits secs en général,
toutefois il a des tendances carnivores car il ingère une certaine
quantité de protéines animales en mangeant des rongeurs,
des reptiles, des arthropodes et autres invertébrés, sans
oublier les charognes.
Les
petits perdent leurs rayures au bout de 6 mois pour présenter une
livrée fauve. A un an et demi, leur pelage vire au marron et on
commence à apercevoir leurs défenses. A deux ans et demi,
ils quittent le milieu familial pour vivre en compagnie d’autres congénères.
A 4 ou 5 ans, les mâles deviennent solitaires. Cet animal ne craint
d’affronter ni ses semblables, ni les autres habitants de la forêt,
ni même les hommes. Il préfère toutefois éviter
la lutte quand c’est possible, mais s’il ne peut fuir, il risque de devenir
très dangereux. Les femelles se montrent surtout très farouches
quand elles ont leurs petits. Les canines du mâle sont des armes
assez redoutables. Lors des combats pour la possession des laies à
l’époque de la reproduction, ils ne se blessent jamais gravement
car ils présentent un revêtement cutané extrêmement
résistant sur chacun des flancs qui s’appelle armure.
Sur ce, restez
calme si vous en rencontrez et surtout bonne randonnée.
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